<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3016367606648721537</id><updated>2011-04-21T19:36:13.081-07:00</updated><title type='text'>PROSPECTIVES POUR UNE RENAISSANCE HAITIENNE</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://pmagloire.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3016367606648721537/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pmagloire.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Paul G magloire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00320525654322075982</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_SmBXUGV90iU/SUx7ef_uQmI/AAAAAAAAAAU/fFBgfdFHfzg/S220/DSC_7236a.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>9</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3016367606648721537.post-5873974680553976043</id><published>2009-01-26T13:25:00.000-08:00</published><updated>2009-02-03T16:26:43.908-08:00</updated><title type='text'>IL N’EST PAS ENCORE TROP TARD.-</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;(05/05/08)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1986, le pays avait connu également une crise de la vie chère, en beaucoup de points semblable à celle d’aujourd’hui, mais d’intensité moindre. En effet, les prix avaient subi une montée vertigineuse et cette période marquée par ce qu’on a appelé la bamboche démocratique était accompagnée d’une diminution de l’approvisionnement en céréales et en vivres alimentaires sur le marché local, due en partie à une suite de mauvaises récoltes. Et d’un autre coté, avec les changements sociaux-politiques créés par la chute du régime dictatorial et la montée des revendications de la population pour un mieux être, le terrain était propice pour l’adoption de mesures populaires, comme la réduction des tarifs sur les produits agricoles et l’importation massif de riz et d’autres produits alimentaires, afin de compenser le déficit temporaire de la production nationale et abaisser les prix. Malheureusement, ces mesures vont rester et même seront renforcées au détriment de la production nationale. A l’époque, en tant qu’agriculteur et voyant le danger pour nous les producteurs locaux, nous avons suggéré, de préférence, de transformer la crise en opportunité pour lancer un effort national et adopter un Plan d’Urgence capable de créer des emplois pour augmenter les revenus des familles. On devrait adopter aussi des mesures d’austérité pour réduire les dépenses de l’Etat et dégager des ressources pour financer ce plan. Mais, d’autres facteurs politiques ont prévalu sur l’intérêt national. (Nous publions en fin de texte le Plan d’Urgence que nous avions envisagé en 1986.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ampleur de la crise aujourd’hui est bien plus grande. Elle a déjà créé des émeutes dans plusieurs villes du pays et dans la capitale. D’essence conjoncturelle, cette crise pourrait devenir structurelle, si les mesures appropriées ne sont pas adoptées à temps. Ainsi, nous proposons un Plan d’Urgence sur une période de trois ans qui prend en compte la nécessité de procéder à des réformes dans la gestion de l’Etat, des mesures temporaires pour abaisser le coût de la vie, et le lancement de plusieurs grands chantiers pour créer du travail, tout en mettant en place des structures pour la décentralisation du pays. Car, comme pour les dernières émeutes, nous pouvons prévoir d’autres bien plus graves qui pointent déjà à l’horizon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, le 9 mars dernier, nous avons lancé l’avertissement dans L’AVANT PROPOS du texte I, de la série « AVANT QU’IL SOIT TROP TARD », pour dire que le risque d’avoir des émeutes dans le pays était imminent. Nous avons tenu compte d’un seul facteur qui est la récession qui frappe actuellement les Etats-Unis, là d’où vient la plus grande partie des transferts de la diaspora qui tiennent l’économie du pays à flot et qui permettent à une bonne partie de la population du pays de survivre, de trouver de quoi manger, d’envoyer leurs enfants à l’école, de payer pour les soins médicaux, de payer leur loyer etc. etc. etc. Mais, nous savons tous, en plus de la récession américaine, les prix des produits que nous importons ont augmenté et continuerons à augmenter. Cela est dû à la hausse des prix du pétrole et une forte augmentation de la demande pour les produits alimentaires sur le marché international qui dépasse l’offre des pays grands exportateurs. Une situation de rareté qui est très favorable à la spéculation également.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Considérons d’abord la récession économique aux Etats-Unis et son impact sur la diaspora haïtienne dans ce pays. C’est le troisième mois successif que les entreprises aux Etats-Unis ont envoyé au chômage plusieurs dizaines de milliers de travailleurs. Nos compatriotes qui sont en situation illégale sont très affectés par cette situation. En fait, le nombre d’Haitiens licenciés n’apparaît pas dans les statistiques, car ils ne sont pas en position d’aller réclamer des allocations de chômage. Etant des employés sans qualification technique et sans papiers légaux, ils sont les premiers à être renvoyés par les entreprises de service et les petits employeurs là ou ils travaillent. Ensuite, ils ne sont pas membre de syndicat ou d’aucune autre structure à travers lesquels ils pourraient faire passer leurs revendications. Ils sont obligés de prendre leur drame au cœur et de vivre sur leur épargne. Nous devons savoir que ce groupe de la diaspora est de souche récente et a laissé de la famille aux pays et des relations de bon voisinage de cousins et cousines. Donc, c’est ce groupe qui supporte le plus le pays et envoie des provisions et de l’argent régulièrement, et pour toutes les occasions, à la famille et au voisinage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Visitant un ami de Floride qui est sans papier, il nous a raconté, c’est la première fois qu’il est en train de vivre une situation si pénible. D’après ce qu’il nous a dit, il envoie la plus grande partie de ce qu’il gagne en Haiti. Une partie va à sa famille et ses voisins. Le reste, on le dépose pour lui dans un compte d’épargne de Port-au-Prince, d’où il tire des fonds pour financer la construction d’une petite maison pour son père, sa mère, sa femme et ses enfants et quelques parents qui habitent avec eux dans une maison qu’il a affermée au bas de Delmas. Sa famille est de la province du Sud, et il est très fier d’avoir pu les faire rentrer à la capitale et considère un succès d’avoir pu faire tout cela. Mais, avec le prix du ciment et du fer qui avait augmenté considérablement, il avait pris la décision de camper sur le chantier de la maison ; et il a du prendre de ces fonds pour aider sa famille à tenir les deux bouts, car tout est devenu plus cher depuis la rentrée des classes, l’année dernière. Entretemps, il a perdu son job et ne sait pas à quel saint se vouer. Il ne gardait pas d’argent, ici, en Floride, car sans papier, il ne pouvait pas prendre la chance d’aller à une banque faire un dépôt. Il a toujours eu, à la maison, juste de quoi tenir jusqu'à la prochaine paie à son travail. Maintenant, il a déjà demandé à sa famille de retirer un peu d’argent qu’il avait à la banque en Haiti, et de le lui envoyer afin qu’il puisse vivre en attendant qu’il trouve un travail pour se débrouiller. Mais, il nous a dit, son plus grand problème c’est la peur. Il a toujours peur. Peur quand il va au travail, car s’il voit un policier venir dans sa direction, il a peur que cet agent procède à son arrestation et le déporte en Haiti. Il a peur quand il monte dans un autobus, car si quelqu’un le regarde trop, il pense qu’il pourrait être un agent de l’immigration des Etats-Unis qui l’arrêterait pour le déporté en Haiti. Il a peur le soir quand il est sur son lit et que quelqu’un frappe à la porte, car il se pourrait que ce soit un agent qui veut l’arrêter pour le déporter en Haiti. Il a beaucoup peur d’être déporté en Haïti. Malgré qu’il aime beaucoup son pays, il a du se refugier à Miami pour avoir la chance de trouver un job et gagner honnêtement sa vie. Mais, maintenant, il a très peur, que déporté en Haïti, il va se trouver dans la même situation qu’avant, sans travail, sans avenir, dans le pays. Sa situation est semblable à celle de milliers d’autres Haitiens qui vivent dans la diaspora.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Haïtiens qui jouissent de la résidence légale ne sont pas mieux lotis. Ils subissent la crise de façon très dure, et un consultant des organisations de base, en Floride, nous a dit que plusieurs milliers de membres de la diaspora ont déjà perdu leurs maisons ou sont en voie de les perdre dans le tumulte de la crise immobilière. D’après son analyse, les couches les plus faibles de la société américaine sont les premières victimes de la crise immobilière aux Etats-Unis. Cette crise, rappelons-nous, a pour base que des entreprises d’hypothèques avaient financé des maisons pour des milliers d’acheteurs qui n’étaient pas qualifiés pour obtenir une hypothèque, soit par manque de ressources financières pour faire un acompte ou pour payer l’hypothèque régulièrement. Les financiers ont, en réalité, fermé les yeux sur ces détails pour entrer sur ce marché ou ils ont chargé des taux d’intérêts très élevés et ont réalisé des commissions exorbitantes. Ils ont vendu à ces acquéreurs non avertis des hypothèques qui n’exigeaient pas de gros versements de départ, mais exigeaient des paiements croissants. Ce marché de dupe s’est effondré quand les paiements mensuels vinrent à dépasser largement les revenus de ceux qui ont fait l’acquisition de leur maison avec ces contrats contraignants. Les vendeurs de ces genres d’hypothèques avaient ciblé les couches sociales économiquement faibles, comme les membres de la diaspora Haïtienne pour qui avoir une maison aux Etats-Unis est un rêve très caressé, comme aussi envoyer leurs enfants à l’université et obtenir la résidence légale. Donc, actuellement, la communauté Haïtienne est très affectée par la crise immobilière qui peut se traduire par une chute importante dans les transferts d’argent qu’ils font pour leurs parents et amis restés au pays. Ceux qui avaient acheté leurs maisons dans de bonnes conditions, le plus souvent prenaient une seconde hypothèque pour financer la construction d’une maison en Haïti, pour leur famille et leur retraite. Donc, la tendance est pour eux, aujourd’hui, de cesser ces investissements. Cela va ralentir le secteur de la construction, le plus dynamique de l’économie du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a de nombreux autres points, révélés par une enquête réalisée récemment par la Banque Interaméricaine de Développement (BID) sur des communautés d’immigrés aux Etats-Unis, qui peuvent s’appliquer à la communauté Haïtienne également.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question de la vie chère dans le pays, comme nous le savons, est très marquée par le prix du pétrole qui à presque doublé en moins de deux ans. D’après les prévisions sur le marché international, les prix continueront à augmenter dans les prochains mois. Ainsi, cela va continuer à affecter le coût de la gazoline et du diesel dans le pays qui est utilisé pour le transport public. Donc, les travailleurs, les petits commerçants, les élèves et étudiants qui utilisent ce service de transport auront, dans les mois qui viennent, une situation encore plus difficile que maintenant si un Plan d’Urgence ne prend pas en compte leur situation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les prix des céréales, comme le riz et le blé, pourraient baisser avec l’augmentation de la production dans les grands pays exportateurs. Car, les producteurs vont chercher à prendre avantage des prix élevés sur le marché international. Mais les analystes croient que la production restera en-dessous de la demande du à la consommation qui va continuer à augmenter dans les pays comme l’Inde et la Chine où les populations ont beaucoup plus de revenus et consomment beaucoup plus de nourriture qu’avant. Certes, il faut ajouter à tout cela la spéculation qui va empêcher au prix de revenir au niveau des années précédentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, la vie chère va continuer dans le pays tant que la production n’augmentera pas. Mais, s’il n’y a pas de travail, même si les prix baissaient un peu, les gens continueront à ne pas avoir d’argent pour en acheter. Donc, sitôt que la saison des fruits passera, nous allons recommencer à ressentir cette faim atroce. La population va être à nouveau très mécontente. Ainsi, le risque de voir surgir une situation chaotique généralisée avec une tendance anarchique et des émeutes partout, n’est pas à écarter. Si la situation de la population continue à se dégénérer et que les mesures seraient de diminuer le nombre des emplois au lieu de les augmenter, et qu’on ne sait plus à quel saint se vouer pour enrayer le mal, il va arriver un moment où les forces de sécurité perdront le contrôle des rues. La pression continue sur les forces de sécurité, si elle prenait des proportions très importantes, pourrait aussi forcer des pays qui composent la MINUSTHA à faire le retrait de leurs troupes. Ceux qui ont faim n’entendront pas raison. Car, ventre affamé n’a pas d’oreilles. Ils voudront avoir des solutions concrètes à leur problème. N’attendons pas trop avant de trouver les solutions. Gouverner c’est prévoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par deux fois, nous avons essayé d’attirer l’attention du Président de la République sur le sujet. Le patriotisme nous a porté à écrire au Président. Dans la première lettre datée du 19 avril 2007, nous avions mentionné que des dispositions pourraient être prises afin de mobiliser les ressources humaines, financières et techniques, tant sur le plan local que dans la diaspora, en vue de supporter un effort national pour relancer le programme de déconcentration et de décentralisation qui a le potentiel de créer au moins cent quatre vingt mille (180.000) emplois dans les municipalités de nos provinces, pendant son quinquennat, en mettant l’accent sur les jeunes, le renforcement des mairies et la création de milliers de petites entreprises capables de générer ces emplois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une nouvelle lettre datée du 4 février 2008, pour le remercier de son amabilité de nous avoir envoyé une carte de fin d’année qui faisait les souhaits d’un pays plus juste et prospère, nous nous sommes permis de répéter au Président que les Haitiens ont soif de travailler pour leur pays et qu’il avait une occasion historique de les entraîner dans cette voie et de leur donner satisfaction. Ainsi, il y aurait lieu de lancer un plan très ambitieux afin de les mobiliser et créer un vrai engagement pour le progrès du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme l’a dit récemment, Robert Zoellick, le Président de la Banque Mondiale, « les pauvres et les affamés ne peuvent pas attendre. » Il faut un Plan d’Urgence. Mais, nous devons profiter aussi de ces circonstances graves pour mettre au point un Plan de Développement Régional afin de décentraliser le pays, et poser les jalons pour un plan de Modernisation sur les 25 prochaines années qui est un souhait cent fois répétés du Président René Préval. Nous devrions faire en sorte que ces situations d’urgence ne continuent plus à se répéter, comme quoi, nous avons une manie de ne pas anticiper ce qui peut arriver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SCHEMA DU PLAN D’URGENCE DE 2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I. Adoption de mesures d’austérité pour dégager du trésor public 6 milliards de gourdes l’an pour alimenter 3 Banques de Développement Régionales qui grace à des instruments financiers émis par un Fond de Développement Régional solliciteront les investisseurs Haïtiens dans le pays et à l’étranger à participer à cet effort national axé sur des pôles de développement régionaux.&lt;br /&gt;II. Modernisation et équipement de trois villes régionales, Cap-Haitien, Cayes et Hinche, qui devront servir de points focaux pour les Pôles de Développement articulés dans le Grand-Nord, le Grand-Sud et le Grand-Centre du pays.&lt;br /&gt;III. Passation par le parlement d’une résolution pour reconnaître comme un cas de force majeure que la capitale du pays, le siège du gouvernement, soit établi chaque année, alternativement, dans l’une des trois régions pour, de ce fait, servir à dynamiser la modernisation desdites régions et leur valorisation.&lt;br /&gt;IV. Restructuration du Budget National pour allouer un minimum de 20% des fonds à la déconcentration administrative et à la décentralisation qui inclurait une dotation financière des mairies sur une base proportionnelle et une partie des fonds servirait à financer des projets municipaux selon les critères établis par le gouvernement central.&lt;br /&gt;V. Négocier un Moratoire avec les bailleurs de fonds internationaux afin que les mesures de développements régionaux qui visent à relancer la production, créer de multiples nouvelles entreprises et de la richesse, et générer du travail pour les milliers de chômeurs sans ressources, puissent commencer à avoir leurs effets positifs avant de procéder au licenciement massif dans le cadre de la reforme des entreprises publiques. Les négociations porteront aussi sur l’utilisation rationnelle d’une partie des réserves de la Banque Nationale (BRH) dans le financement du programme de développement des pôles régionaux.&lt;br /&gt;VI. Compte tenu de la dégradation de la vie quotidienne et de la frustration manifeste de la population face à la montée des prix, dans l’intérêt de la paix des rues, des dispositions devaient être prises pour apporter un soulagement aux groupes les plus sensibles de la population. Ces dispositions pourraient s’étendre sur une période de 3 à 6 mois et les manques à gagner qu’ils pourraient entrainer pour le trésor public seraient absorbées par la réduction des dépenses prévues dans les mesures d’austérité dans le gouvernement.&lt;br /&gt;Les Mesures d’Austérité et de Réforme Administrative&lt;br /&gt;Le but de ces mesures serait de réduire les dépenses de fonctionnement de l’Etat et de dégager la somme de 6 milliards de gourdes pour financer le Plan d’Urgence. La moitié de cet argent, soit 3 milliards, doit servir de capital initial pour un Fond National de Développement Régional (FNDR) qui à travers 3 Banques Régionales de Développement (BRD) financera une série d’activités dans les 3 Pôles de Développement Régionaux (PDR). Les mesures d’austérité seront les suivantes :&lt;br /&gt;1- Réduction du Budget de la Présidence de 50%&lt;br /&gt;2- Réduction du Budget de la Primature de 50%&lt;br /&gt;3- Redistribution des Portefeuilles Ministériels afin d’économiser 20% du budget de fonctionnement et de rendre le cabinet ministériel du gouvernement plus efficient, et doter les ministères de missions capables de répondre aux exigences du moment. Le nombre des Ministères se réduirait à 10 dans le respect des prescriptions constitutionnelles. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est bon de noter que dans la nouvelle formulation du Cabinet Ministériel, seul les Ministres formeront le Cabinet Ministériel. Et chaque Ministre d’Etat aura son propre cabinet formé de Secrétaires d’Etats, de Directeurs Généraux et de Directeurs Centraux. Dans le cadre de l’application des mesures de déconcentration administrative, certains Secrétaires d’Etat pourraient avoir leur office dans une capital régionale dans le but de se trouver à proximité de leur centre d’opération et de renforcer l’administration régionale.&lt;br /&gt;LES LIGNES DE FINANCEMENT DES BANQUES REGIONALES&lt;br /&gt;Chaque Banque de Développement Régionale (BDR) sera dotée par le Fond National de Développement Régional (FNDR) d’un capital initial de 1 milliard de gourdes tiré des 6 milliards dégagés par les mesures d’austérité. Le Fond continuera à faire appel à des capitaux par la vente de bons à terme émis avec des coupons de $10, pour permettre d’attirer la participation des investisseurs à faible revenu du pays et dans la diaspora. Les estimations préliminaires font prévoir que la levée de fond par le FNDR pourrait être de $150 millions en moyenne l’an, soit $50 millions par région. Cette prévision représente aujourd’hui à peu prés 10 % du transfert annuel de la diaspora vers Haiti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces fonds seront régis par les règlements internationaux dans le domaine, et consacrés à financer les 3 régions désignés et des activités rentables uniquement, telles que :&lt;br /&gt;1- Construction de bâtiments, de centres commerciaux et de logements&lt;br /&gt;2- Développement de 3 campus universitaires pouvant accueillir un minimum de 15 mille étudiants, soit le nombre d’étudiants haïtiens qui étudient actuellement en République Dominicaine&lt;br /&gt;3- Développement d’un réseau régional de Collèges Techniques, d’Art et Métiers avec la capacité d’accueillir 9 mille étudiants pour supporter le plan régional&lt;br /&gt;4- Développement d’un système de service de soins de santé avec une capacité intégrée de 3 mille lits d’hôpitaux&lt;br /&gt;5- Développement d’un réseau de lacs artificiels pour l’approvisionnement en eau d’irrigation pour l’agriculture et en eau potable pour la population des villes et des villages&lt;br /&gt;6- Développement de systèmes de production et de distribution de l’énergie solaire, éolienne, et de bioénergie telle que le biodiesel et l’éthanol&lt;br /&gt;7- Développement d’un réseau d’auberges pour accueillir les touristes locaux et étrangers&lt;br /&gt;8- Financement de petites et moyennes entreprises dans le secteur industriel, de l’agro-industrie, des coopératives agricoles, d’élevages et d’artisanats&lt;br /&gt;9- Financement de coopératives de distribution commerciale et de service&lt;br /&gt;10- Financement d’entreprises professionnelles organisées en réseau régional&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut noter que le financement du FNDR représentera l’étape initiale du financement d’un Pôle Régional de Développement (PRD). Une fois le test de résultat traversé, il y aura d’autres efforts du FNDR pour obtenir le financement d’institutions financières internationales spécialisées et le Fond cherchera également à attirer des investisseurs du marché financier international qui s’intéressent au pays en développement. L’objectif final serait d’absorber un financement d’environ $1 milliard par région. Nous avons, dans la diaspora, des financiers avec la compétence et l’expérience nécessaire pour prendre charge du Fond National de Développement Régional et le conduire pour le succès de sa mission. Ses compétences n’attendent que l’opportunité de contribuer.&lt;br /&gt;LES MESURES IMMEDIATES DE REDUCTION DE LA VIE CHERE&lt;br /&gt;Les mesures d’urgence de réduction de la vie chère seraient envisagées pour avoir une application provisoire et certaines auront une application limitée et circonscrite à une région spécifique. La situation de vie chère qui affecte la population est directement liée au déficit dans la production alimentaire par rapport aux demandes, l’augmentation des prix du pétrole et ses conséquences sur les prix des produits, et le transport, l’absence de travail pour créer des revenus et permettre à la population de payer pour les biens et services, même quand leurs prix augmentent. Les manques à gagner et les dépenses qu’entraineront ces mesures seront compensées par la réduction des dépenses de fonctionnement envisagées dans les mesures d’austérité. Ces mesures pour soulager la population seront de plusieurs ordres :&lt;br /&gt;Administratives et Fiscales : Les ports des villes de province seront ouverts et leur contrôle administratif renforcé afin de leur permettre de recevoir les marchandises alimentaires qui bénéficieront, sur une période de trois mois, d’une réduction de 50% du tarif douanier courant. Les tarifs seront rétablis à leur niveau actuel, graduellement, sur la période de trois mois qui suit.&lt;br /&gt;Les matériaux de construction, tels le fer, le ciment et autres, bénéficieront de cette réduction aussi sur la base de ces mêmes périodes.&lt;br /&gt;Alimentaire : Des coupons pour l’achat de produits alimentaires seront offerts à travers les mairies et les écoles de certaines zones ciblées, pendant une période de 3 à 6 mois.&lt;br /&gt;Transport Public : Des coupons de réduction de prix du gallon de gazoline et de diesel seront délivrés aux chauffeurs des véhicules de transport public, à travers les syndicats de transport. De sorte que les prix chargés aux passagers pourront être réduit sur la base du montant des coupons qui seront négociés avec les syndicats du transport en commun.&lt;br /&gt;Les taxes sur l’immatriculation et les vignettes des véhicules publics seront calculées sur une période de 3 ans. Pour la première année, le paiement de ces taxes seront de 20% du montant à payer sur les 3 ans ; de 30% la deuxième année et de 50% la troisième année, basée sur un protocole qui sera signé avec les syndicats du secteur transport.&lt;br /&gt;Emplois pour les Jeunes : Environ 3000 étudiants seront engagés pour des emplois temporaires de 3 à 6 mois. Leur occupation sera, en grande partie, dans l’exécution des mesures d’urgence, et les plus qualifiés parmi eux seront engagés pour des stages dans l’administration publique.&lt;br /&gt;Les mairies dans certaines zones ciblées recevront une dotation pour engager des jeunes pour créer des pépinières forestières communales. Ces pépinières, d’essences diverses, viseront à préparer des millions de plantules dans le cadre d’un programme national de reforestation.&lt;br /&gt;Toutes ces séries de mesures viendront en complément à celles déjà en cours et devront être consolidées pour éviter les répétitions et le gaspillage dans cette période d’austérité nationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SCHEMA DU PLAN D’URGENCE PROPOSE EN DECEMBRE 1986&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour sortir de la crise que nous vivons actuellement un train de mesures s’impose pour apaiser la situation des couches les plus défavorisées de la population.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- Austérité : Il y a moyen d’adopter des dispositions, pour dégager de nos propres ressources un budget exceptionnel de CINQUANTE MILLIONS DE DOLLARS, au moins. Mais il faut nécessairement la volonté d’appliquer ces mesures.&lt;br /&gt;a) Réduire le salaire des membres du gouvernement de 50% (CNG et Cabinet ministériel).&lt;br /&gt;b) Ramener les plus hauts salaires et allocations, dans tous les bureaux de l’Etat, sans exception, à un niveau supportable dans l’immédiat.&lt;br /&gt;c) Vendre toutes les voitures de luxe, indistinctement en usage dans les services de l’Etat. (les réexporter s’il y a lieu)&lt;br /&gt;d) Transférer un certain nombre de ministères au palais national, qui deviendra de ce fait, le palais du gouvernement.&lt;br /&gt;e) Vendre les bâtiments logeant des ministères, comme celui de l’information, de la justice, des sports etc.…&lt;br /&gt;f) Vendre tous les biens ayant appartenu à l’ex-président qui sont localisables, ou saisis par l’Etat Haïtien à l'extérieur.&lt;br /&gt;g) Fermer provisoirement les représentations diplomatiques d’importance secondaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2- Création d’Emplois : Au fur et à mesure que les fonds dégagés des mesures d’austérité seront collectés, ils seront alloués à des activités à haute utilisation de main-d’œuvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a) Travaux de construction : Entamer les travaux pour la deuxième route de Carrefour, débuter celle qui reliera le Plateau Central à l’Artibonite, en passant par Mirebalais, réparer et agrandir la route qui relie Gonaïves à Port-de-Paix, améliorer la route d’Ennery, St Michel de L'Attalaye, entamer la route de Baradères-Jérémie, commencer les travaux de réparation du Bassin Général (Plaine du Cul-de-Sac), également ceux de la Rivière du Limbé, et des travaux de protection contre la crue des ravins à la Gonâve.&lt;br /&gt;b) Travaux forestiers et agricoles : Préparation d’une pépinière de six millions de plantules, d’essence diverses, reparties dans dix zones de plantations. Création d’un programme de plantation de dix mille hectares de terre en ananas, dans plusieurs régions du pays. Création d’un programme de plantation de vingt mille hectares de terre en manioc, dans cinq régions du pays.&lt;br /&gt;c) Artisanat : La passation d’une commande, d’un million d’exemplaires, de lanternes décoratives en « Kit », des adolescents désœuvrés de la capitale. La passation d’une commande de plusieurs millions d’exemplaires d’articles en latanier, sisal, baneco, céramiques, etc.… des artisans ruraux.&lt;br /&gt;d) Travaux d’embellissement : Repeindre tous les édifices publics des villes et encourager le commerce et l’industrie à en faire autant. Réaménager toutes les places publiques des villes. Monter des brigades, sous contrat, pour ramasser les détritus dans toutes les villes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3- Abaissement du coût de la vie : D’autres mesures devront suivre ces dernières, pour abaisser le coût de certains produits, surtout en ce qui concerne les produits agricoles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a) Importation du bois brut, et du charbon en vrac par le port de Miragoâne.&lt;br /&gt;b) Importation du ciment par le port des Gonaïves.&lt;br /&gt;c) Elimination de toutes les taxes sur l’irrigation pour l’année fiscale 1986 – 1987.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il serait sage qu’un tel plan soit mis en place avant le début des élections, bien que cela pourrait impliquer le report de la date desdites élections. La situation est explosive, et les élections ne feront qu’exacerber les clivages, et occasionner des affrontements entre les forces en présence. Aucun vrai patriote ne souhaite, en fait, voir la population s’entretuer et pratiquer un suicide collectif.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://decentralisationenhaiti.blogspot.com/"&gt;http://decentralisationenhaiti.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://paul-magloire.blogspot.com/2008/12/haiti-et-la-crise-financiere-mondiale-1_20.html"&gt;http://paul-magloire.blogspot.com/2008/12/haiti-et-la-crise-financiere-mondiale-1_20.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3016367606648721537-5873974680553976043?l=pmagloire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pmagloire.blogspot.com/feeds/5873974680553976043/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/il-nest-pas-encore-trop-tard.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3016367606648721537/posts/default/5873974680553976043'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3016367606648721537/posts/default/5873974680553976043'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/il-nest-pas-encore-trop-tard.html' title='IL N’EST PAS ENCORE TROP TARD.-'/><author><name>Paul G magloire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00320525654322075982</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_SmBXUGV90iU/SUx7ef_uQmI/AAAAAAAAAAU/fFBgfdFHfzg/S220/DSC_7236a.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3016367606648721537.post-6906145144643535983</id><published>2009-01-10T17:42:00.000-08:00</published><updated>2009-01-10T17:44:25.425-08:00</updated><title type='text'>VIII- CENT QUATRE VINGT TROIS ANS APRÈS</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Construisons Ensemble un État Démocratique, Moderne et Prospère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Paul G. Magloire&lt;br /&gt;Décembre, 1986&lt;br /&gt;(PAGES RETROUVÉES VIII)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CENT QUATRE VINGT TROIS ANS APRÈS la colonisation, les principales villes du pays sont restées situées sur les côtes, avec pour principales fonctions le drainage des ressources nationales et leur exportation vers les pays étrangers ; et il en est ainsi des matières premières comme des hommes.  Durant ces dernières décennies, ce  processus a atteint le seuil du macabre. Car Port-au-Prince a littéralement vampirisé les provinces.  Comme le seul port officiellement ouvert au commerce extérieur, tous les échanges avec l’étranger transitent par les hommes de la capitale. Le résultat est un spectacle criant.  Tandis que, les autres villes du pays sont exsangues, dépérissent ou survivent au prix d’expédients de toutes sortes, la capitale a atteint une proportion énorme. Elle est d’une obésité scandaleuse. La décentralisation fédéraliste sera en fait, un acte de rachat moral pour la capitale.  Car la situation a déjà traversé le cap du tolérable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’articulation de la nouvelle communauté urbaine du pays tiendra compte de trois critères principaux de direction.  Les capitales régionales seront aménagées dans la perspective de démocratiser les structures sociopolitiques du pays. Elles apporteront un renforcement substantiel à la capacité des provinces de trouver des solutions adéquates à leurs propres problèmes. Mais, elles encourageront les populations de chaque région à choisir entre divers modes d’activités, de créer, rechercher, découvrir, définir et participer à la vie nationale selon leur possibilité. Ensuite, il y aura une amélioration dans les rapports entre la ville et la campagne du fait que ces rapports devront s’effectuer et se systématiser en fonction de la spécificité et des besoins de la région.  En dernier lieu, la modernisation devra apporter aux individus de la communauté urbaine un environnement technologique propre à faciliter et améliorer leurs attitudes et l’efficacité de leurs actions dans la vie quotidienne. Donc, prenant en compte tout cela, les juridictions régionales serviront de pôles d’attraction vers l’intérieur du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pouvons prévoir le réaménagement du territoire national en QUINZE régions : Fort-Liberté, Cap-Haïtien, Gonaïves, Port-de-Paix, Hinche, Mirebalais, Croix-des-Bouquets, Saint-Marc, Petit-Goâve, Jacmel, Miragoâne, Cayes, Jérémie, l’Ile de la Gonâve et Port-au-Prince la capitale fédérale. Les délimitations juridiques seront basées sur des critères d’affinité, de vocation et de complémentarité, tant du point de vue social qu’économique. Le plan de dotation assurera un crédit budgétaire de SIX MILLIONS DE DOLLARS à chacune de ces régions, à l’exclusion de la capitale, afin qu’elles commencent à aménager leur capitale. Le plan de la ville sera fourni par la direction générale de l’aménagement, et l’exécution sera laissée à des entreprises privées sous la supervision du ministère de l’équipement.  Les premières constructions prendront place dans l’aire centrale de la ville où seront bâties la maison du gouvernement régional, celle de l’assemblée régionale, la mairie, l’édifice qui devra loger le commissariat de police et le service des pompiers ; il y aura également un parc et la maison de la culture.  Chaque ville s’épanouira en fonction des réalités de sa région.  Et certaines de ces villes devront développer les possibilités de logement, de service pour accommoder dans les quarante prochaines années des populations qui seront dans certains cas dix fois supérieures à celles d’aujourd’hui. L’armature de ces villes, tels que les infrastructures routières, approvisionnement en eau potable, la canalisation et la récupération des eaux usagées et de ruissellement, la décharge des déchets seront prévus à cet effet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cas de Port-au-Prince sera assez spécial, vu que la capitale a déjà atteint un seuil de concentration démographique pour lequel elle n’était pas construite. L’approche qui sera adoptée dans ce cas sera d’intégrer les zones marginales dans des armatures suburbaines reliées à l’armature centrale. De nouveaux axes routiers joueront un rôle  important dans ce réaménagement. Par exemple, pour la zone de Carrefour, une autoroute à grande circulation sera construite.  Elle partira du haut de la Troisième Avenue de Bolosse pour atteindre Gressier. La voie ordinaire en usage actuellement deviendra une route à circulation restrictive pour les matériels roulants lourds. Une autre voie sera  construite parallèlement à celle-ci  sur le littoral et sera réservée aux piétons et aux cyclistes.  Le projet de construction d’une autoroute partant de la zone de l’aéroport pour atteindre Pétion-Ville, en passant par la zone des Frères, se réalisera dans cette même perspective. Ensuite, le centre ville sera reconditionné dans le sens d’une revitalisation. Tout d’abord les rues orientées Est-ouest, comme la Rue Pavée, seront dallées et réservées strictement aux piétons.  De l’autre, les rues perpendiculaires à celles-là seront alternativement à sens unique, sauf pour la Grand-rue et le boulevard du Bicentenaire qui seront à double sens.  Il sera tracé des axes de dégagement à quatre voies qui descendent vers le centre ville.  Un sera construit du coté du cimetière, un autre du coté de l’aviation et deux autres, à sens unique, seront constitués par la Rue des Casernes et la Rue St. Honoré. Un certain nombre de « Parking » souterrains seront construits dans l’aire du centre ville pour permettre aux usagers de garer leur voiture. Les ensembles de bâtiments communément appelés « block »seront dégagés à l’intérieur, avec ouverture sur les rues. Des cours et terrasses seront aménagées, à l’intérieur de ces ensembles, avec jardin et décor artistique.  Les constructions seront à trois niveaux. En général, le rez-de-chaussée d’un bâtiment sera réservé aux boutiques, restaurants, magasins et au commerce. Le premier étage accommodera des offices et le deuxième sera aménagé en appartements à prix modéré pour attirer une clientèle de jeunes couples. L’esthétique de la zone sera rehaussée par une architecture utilisant largement le cuivre et le verre mélangé au béton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La SOGI donnera aux entrepreneurs une incitation pour les encourager à réaliser cet aménagement. Le financement pour la construction dans cette zone sera à un taux modéré avec un délai de remboursement à long terme. Ensuite, le taux de l’imposition foncière étant le même pour tout le pays, l’imposition locative immobilière dans cette zone sera réduit à un niveau presque symbolique. Les autres points de la capitale ne seront pas négligés. Delmas, les différentes cités, les vieux quartiers seront tous réaménagés et leurs immeubles seront graduellement restaurés. Des espaces verts apporteront de l’agrément à l’espace urbain. Un peu partout le paysage floral des jardins publics sera marqué par la prédominance de couleurs vives telles le rouge et le jaune. Plus loin, le parc des Palmistes sera réaménagé ainsi que la cité du Bicentenaire, où seront transférés les bureaux des ambassades étrangères et des organismes internationaux. De même, l’espace désaffecté du terrain d’aviation « Bowen Field » sera converti en un parc d’attraction pour enfants avec des centres de ventes à grande surface.  Il y aura dans l’aire du parc un bâtiment qui servira à recevoir des congrès internationaux et des conférences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes les autres capitales recevront l’attention des instances fédérales afin de favoriser un épanouissement harmonieux dans les quarante prochaines années. La SOGI et le CAP, entre autres organismes fédéraux, conjugueront leurs efforts pour entraîner l’apparition dans les capitales des services nécessaires au développement de chaque région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Fort-Liberté, il y aura certes l’agrandissement et l’aménagement de l’aire urbaine, et la construction d’une autoroute reliant Ouanaminthe à Cap-Haïtien. À coté de cela, il sera aménagé dans cette région, l’une des plus grandes infrastructures industrielles du pays.  Tout d’abord, dans le site de la plantation Dauphin sera installé un complexe moderne de production d’eau potable et d’électricité à partir de l’eau de mer. Ce complexe alimentera la région en eau potable et en électricité et servira à l’approvisionnement des zones résidentielles et du parc industriel de la région. Il y aura dans le parc des entreprises agro-industrielles engagées dans la préparation des semences agricoles, la plantation de fleurs pour l’exportation, la préparation des produits à base de manioc, des conserveries de légumes, de fruits, de poissons ; des industries qui exploiteront le soufre, le cuivre, et enfin celles qui feront le montage de matériel électroménager, d’appareils mécaniques, de petits équipements agricoles, d’équipement électronique, d’ameublement etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourra trouver un parc analogue à celui de Fort-Liberté au Cap-Haïtien. Ici, le développement touristique et l’agro-industrie seront prioritaires. En outre, il sera développé un artisanat de métaux précieux qui trouvera un débouché sur le marché touristique de la région. Le Cap-Haïtien est une région immensément riche en possibilités naturelles et en ressources humaines.  L’orgueil régional sera dans cette région un facteur important pour l’accélération du développement économique.  La région du Cap-Haïtien porte en elle-même une grande promesse d’avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gonaïves n’est pas une région très favorisée du point de vue sol. Mais le marbre et le sable calcaire du sous-sol assureront à cette région des revenus importants.  L’installation dans la région d’une industrie de ciment qui trouvera une matière première abondante dans la région élargira considérablement le marché de l’emploi. Ensuite, la perspective de trouver des débouchés à l’extérieur pour le sable calcaire fait prévoir que la région pourra tirer bientôt d’importants revenus de ses immenses carrières de sable. Gonaïves a aussi de vastes possibilités pour le développement agro-industriel et artisanal. Les principales productions agricoles pourront devenir le coton, les haricots, et le millet qui servira à la production de l’alimentation pour le bétail, grace à l’irrigation des zones désertiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Port-de-Paix est pratiquement isolée des grands axes routiers du pays.  Le gouvernement fédéral aura à intervenir pour aider cette région à améliorer ses voies de communication.  L’industrie d’assemblage fleurira dans toute la péninsule sitôt que les infrastructures adéquates seront mises en place.  De l’autre coté, l’industrie de pêche connaîtra un essor, bien qu’elle sera maintenue à un niveau technologique proche de l’artisanat afin de protéger la flore aquatique des côtes de cette région.  La capitale régionale de la péninsule du Nord-ouest sera le siège de la Société Nationale de pêche et de transport Maritime.  Cette société, qui sera créée par l’Etat en partenariat avec le secteur privé, aura sous sa direction un chantier de réparation navale au Mole St. Nicolas.  En fait, le commerce maritime restera le secteur d’activité économique le plus important à Port-de-Paix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hinche sera développée sur la richesse de sa potentialité agricole. La multiplication de fermes d’élevage dans cette région sera l’une des priorités du budget fédéral de développement.  Cela entraînera la création de nombreuses entreprises engagées dans la préparation du lait et des produits dérivés. Une attention particulière sera accordée également à l’industrie de la viande.  L’important sera d’aider cette région à développer une ligne complète de transformation de matières premières agricoles qu’elle possède en grande quantité. Des petites unités de production d’articles à partir de l’argile participeront activement au développement de l’économie de la région.  Les produits de ces petites entreprises trouveront un débouché important sur le marché local. Les articles décoratifs intéresseront les touristes, et les nouvelles normes de construction définies pour l’habitat haïtien, en appellera à une utilisation intensifiée de briques, tuiles et claustras d’argile. La région sera alimentée par une centrale hydroélectrique qui sera construite en coopération avec la république voisine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mirebalais est placée sur la route des grands centres de production et du commerce du pays.  Elle se spécialisera dans les activités de commerce et de services. Par exemple, le service médical hospitalier sera développé au point d’attirer une clientèle internationale.   On prévoit la création de centres d’accueil pour étudiants, et des maisons de retraite pour vieillards, desservant une clientèle locale et étrangère. Cette région sera strictement protégée contre toute forme de pollution. Les produits alimentaires et fruitiers occuperont l’essentiel de l’activité agricole de la région. C’est dans la région de Mirebalais que seront placées l’Université Autonome d’Haïti et le Centre Olympique Fédéral. Et les principaux édifices de l’Institut de Recherche et de Technologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Croix-des-Bouquets sera équipée des plus grandes infrastructures industrielles et commerciales du pays. Des industries légères, des chaînes de montage, d’assemblages et des usines de transformation s’étaleront de la Zone de Fonds Parisien à Fonds Verrettes. Une zone commerciale franche sera établie à Malpasse. À l’extrême Ouest de la ville de la Croix-des-Bouquets sera construit un supermarché régional moderne équipé de nombreux bureaux centraux de service public tels que  Banques, Poste, Téléphones et Télégraphes, Services d’impôts et taxes, d’état civil, des Entrepôts, des Maisons de consignations, Services d’incendie, Salle de Cinéma, Clinique, Service de Garages et une multiplicité de larges magasins. Enfin, il  aura toutes les facilités nécessaires qui devront permettre à ce centre de mériter sa position nationale. Ce centre aura également, une gare routière centrale et un local pour recevoir des foires nationales et inter caribéennes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;St. Marc, L’île de la Gonâve et Petit-Gôave auront un développement assez identique bien qu’on pourra dénombrer de grandes différences. Sur le plan agricole par exemple, en raison des communes de la plaine de l’Artibonite, St. Marc restera la première région de production rizicole du pays. Elle sera placée très haut dans la production maraîchère et vivrière également. Tandis que dans l’Ile de la Gonâve, la plantation forestière sera très poussée et fournira une fraction importante des revenus de la région. Pour sa part, la région de Petit-Gôave donnera pour l’essentiel dans la plantation fruitière avec un développement moindre en agriculture maraîchère et en élevage. Toutefois, les trois régions développeront une infrastructure touristique moderne pour répondre aux exigences du marché national et international. La région de St. Marc, partant de la zone de Délugé jusqu’à Source Puante sera construite comme une mégalopole.  Les communes côtières aménageront des villages touristiques intégrés. À L’île de la Gonâve, il y aura également un nombre important de ces villages touristiques et l’aménagement d’un parc national pour la conservation de la faune et de la flore de L’île.  La base militaire qui sera aménagée dans la région, ajoutée au parc national, seront des lieux d’attractions très prisés des visiteurs. La région de Petit-Gôave, qui partira de la Rivière-Froide jusqu’aux confins de la région de Miragoâne, aura également des villages touristiques côtiers. &lt;br /&gt;                                                                                           &lt;br /&gt;Dans la mesure où des gisements miniers de carbonate de calcium et de marbre de la région pourraient être mis en exploitation dans la zone de Miragoâne, il se dégagera suffisamment de ressources pour financer la renaissance de la région.  Les communes de cette région ont de vastes possibilités pour le développement agricole également. Par exemple, le climat de la région de Pierre Payen est très propice à l’épanouissement de l’agriculture maraîchère et de l’élevage laitier. Ensuite, des industries florales seront installées dans la zone. Il existe un certain nombre de sites où seront exploitées des plantes aromatiques et médicinales pour approvisionner l’industrie des parfums et de pharmacologie. En allant vers l’Ouest du coté des Baradères, une incitation sera fournie pour encourager les plantations forestières et celles du café. L’élevage et l’artisanat apporteront également des revenus importants à l’économie de la région. En fait, le désenclavement par terre de la région de Miragoâne qui sera reliée à la région de Jérémie,  en passant par Baradères, revitalisera les communes isolées en raison du transport routier.  Dans cette zone, un parc agro-industriel jouera un rôle important comme débouché pour les produits fruitiers, agricoles et de la mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jérémie et les Cayes seront deux régions sœurs qui partageront en commun beaucoup de fonctions.  La coopération entre ces deux régions fera leur force, de sorte qu’à  deux elles représenteront la plus grande source d’alimentation pour le pays.  Ce sera également une lourde responsabilité assignée à ces régions. Le ministère de l’équipement appuiera l’exécution de grands travaux d’infrastructure dans ces régions. Aux environs de la ville des Cayes, il sera construit un complexe de production d’eau potable et d’énergie électrique similaire à celui de Fort-Liberté.  Deux autoroutes, l’une passant par Tiburon et l’autre suivant le tracé de la voie actuelle par Camp-Perrin, relieront la région des Cayes à celle de Jérémie. Cette dernière sera le siège d’une université d’Etat spécialisée dans les sciences agricoles et alimentaires. La base des revenus de cette région sera l’agriculture.  Les Cayes intensifiera l’élevage et Jérémie mettra l’accent sur les vivres alimentaires.  La SOGI et le CAP aideront à l’implantation de petits parcs agro-industriels dans les deux régions. L’industrie laitière et celle de la viande seront très développées grace à des dizaines de petites unités de transformation qui seront disséminées dans les communes.  Les communes seront équipées aussi de petites entreprises de conserverie semi-artisanale pour la préparation du café, du cacao et la conservation des fruits et légumes. L’élevage des écrevisses sera très répandu dans les zones où il existe des cours d’eau qui descendent vers la mer. En somme, malgré l’essor que connaîtra le transport routier, ces régions resteront des centres importants de transport maritime, et la plupart des villes côtières seront équipées d’un wharf de cabotage. Finalement, dans les hauteurs du massif de la Hotte, l’Institut de Reforestation et d’Entretien de l’Environnement (IREE) maintiendra la plus grande forêt du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PERSPECTIVES.-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pays apparaîtra plus grand quand toutes les activités et toutes les ressources du pays ne seront plus concentrées à Port-au-Prince. Dans le cas où aucun effort systématique n’est entrepris pour permettre aux provinces de renaître et faire face aux besoins de la population, deux choses sont à prévoir : La première, c’est que dans moins de dix ans presque toute la terre arable du pays s’en ira vers la mer. La seconde, la population des campagnes connaîtra une dégénérescence totale, car tout moyen de subsistance aura presque disparue. Déjà, en 1982, une étude de la FAO concluait que l’équivalent de 6.000 ha de terre arable était emporté par les eaux de pluie tous les ans. Et compte tenu de l’évolution croissante du drame, en 1992 le pays, ou ce qu’il en restera sera hideux et horrible. Certainement, une issue aussi sombre ne concorde pas à l’esprit du 7 Février.  Nous misons que ceux qui croient qu’aucun sacrifice n’est trop grand pour assurer le bien être de notre communauté comprendront ce message. Nous savons qu’il y a parmi nous des hommes qui aiment charnellement ce pays. L’amour est la plus grande force du monde, rien ne pourra nous arrêter! La mission d’inventer un avenir à notre peuple appartient, au premier chef, à nous les jeunes. Car, nous devons assurer la responsabilité d’inaugurer l’ordre des choses nouvelles et donner sa chance à notre pays, puisque notre avenir en dépend. Cependant, jeunes et vieux auront à travailler ensemble. Les différentes régions du pays auront besoin d’hommes politiques animés de bonne volonté et de cadres compétents, pour mettre en route le développement. Chacun de nous aura quelque chose à offrir afin que le progrès devienne une réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup de sociétés ont modifié leur destin grace à leur détermination. Rien n’est impossible à la volonté humaine.  On peut se rappeler que les chinois avaient déplacé une montagne pour faire couler un fleuve jusqu'à une plaine.  De leur coté, les Suisses avaient transporté les terres d’une vallée jusqu’au faîte d’une montagne pour y planter des vignes.  Et plus près de nous, les Israéliens ont irrigué le désert de sable du Néguev et y ont fait pousser des arbres. Nous ne citons que ces faits, mais il y en a plein d’autres. Car, chaque peuple, à un moment donné de son histoire, s’est trouvé dans une situation critique où il lui a fallu prouver qu’il était formé d’hommes et de femmes qui étaient dignes de l’être. Les ressources de l’être humain sont inépuisables. Dieu nous a créés semblables à lui, si nous avons la foi nous pouvons faire des miracles. Il n’y a aucune raison pour que nous autres, nous baissions les bras, déclarant forfait avant même d’avoir essayé. Une vie ne vaut rien si elle n’a pas été consacrée à quelque tache noble et sublime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous devons sortir notre pays de la nuit et l’amener à la lumière des temps modernes.  C’est en ce sens que le choix d’une démocratie fédérative est inéluctable.  Seul un choix de ce genre peut libérer la force créative du peuple, galvaniser son énergie, lesquelles lui permettront d’inventer un avenir à ce pays.  Le pays est le nôtre et nous lui appartenons.  Nous devons vouloir ce qu’il peut devenir. Dans quarante ans, la population atteindra douze millions d’habitants. La reforestation du territoire sera complète, et notre faune comme notre flore seront reconstituées.  Le pays jouera d’une autosuffisance  énergétique et le plus reculé village sera éclairé à l’électricité. Les denrées d’exploitation seront le triple de leur volume d’aujourd’hui, et l’importation des produits alimentaires sera un lointain souvenir. Nous recevrons annuellement au moins un visiteur par habitant et notre balance des échanges sera excédentaire. Ce sera le bénéfice de la foi, de l’amour et de l’effort que nous aurons investi dans notre pays.  Qu’il en soit ainsi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Que Dieu nous bénisse !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A SUIVRE : LE PLAN  D’URGENCE&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3016367606648721537-6906145144643535983?l=pmagloire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pmagloire.blogspot.com/feeds/6906145144643535983/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/viii-cent-quatre-vingt-trois-ans-aprs.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3016367606648721537/posts/default/6906145144643535983'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3016367606648721537/posts/default/6906145144643535983'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/viii-cent-quatre-vingt-trois-ans-aprs.html' title='VIII- CENT QUATRE VINGT TROIS ANS APRÈS'/><author><name>Paul G magloire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00320525654322075982</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_SmBXUGV90iU/SUx7ef_uQmI/AAAAAAAAAAU/fFBgfdFHfzg/S220/DSC_7236a.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3016367606648721537.post-3937414471694564240</id><published>2009-01-10T17:29:00.000-08:00</published><updated>2009-01-10T17:31:51.020-08:00</updated><title type='text'>VII- RESTRUCTURATION DE LA COMMUNAUTE RURALE ET URBAINE</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Construisons Ensemble un État Démocratique, Moderne et Prospère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Paul G. Magloire&lt;br /&gt;Décembre, 1986&lt;br /&gt;(PAGES RETROUVÉES VII)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;RESTRUCTURATION DE LA COMMUNAUTE RURALE ET URBAINE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’histoire est morte dans la communauté rurale depuis 1804.  En deux siècles la vie du paysan Haïtien n’a presque pas changé.  La population rurale est très disséminée et une bonne partie de cette population habite des zones montagneuses. Les villages sont des rassemblements de quelques dizaines de cahutes à toit de chaume. Les zones les plus favorisées ont des agglomérations plus importantes où des maisons sont recouvertes de tôle ondulée.  Il faut laisser les villages pour aller vers les villes communales et rencontrer un début d’urbanisation,  c'est-à-dire une organisation systématique de constructions de routes, d’infrastructures et de services publics. Très peu de ces grandes localités sont équipées d’un service d’eau potable et d’électricité.  En général, la majorité des maisons n’ont pas de toilettes et de lieux d’aisance.  Les commodités du logement, naguère marquaient la différence entre le monde rural et la communauté urbaine.  Plus maintenant, car durant ces dernières décennies, la ruralisation des villes haïtiennes, s’est  étendue jusqu'à la capitale.  La vague de migrants  laissant les campagnes haïtiennes vers les villes s’est poursuivie à un rythme continu et le déplacement de cette population s’est faite par étapes successives. Dans une première étape, le paysan laisse la campagne pour la ville communale avoisinante, où le séjour est très court et le voyage se poursuit jusqu’à un centre urbain plus important et finit à la capitale. Le paysan qui vient du village a été précédé, dans sa migration vers la capitale, par la population des petites villes de province. Tout ce monde a été chassé du milieu rural par les conditions de vie qui se sont dégradées au fil des ans pour atteindre le seuil insupportable de la pénurie et de la misère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la communauté rurale les gens sont privés de presque tout, et le peu qu’il y a existe en quantités inadéquates.  L’essentiel du revenu de la population rurale est tiré de l’agriculture.  Les rendements de l’activité agricole par agriculteur sont très faibles, car l’agriculture est pratiquée de façon rudimentaire avec des instruments aratoires qui sont restés inchangés depuis l’ère coloniale. Ensuite, la croissance démographique a réduit à une petite parcelle de terre la superficie moyenne exploitée par paysan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a également un aspect marquant dans la situation du monde rural, c’est la dégradation des sols cultivables.  La majorité des exploitations agricoles sont situées en des zones de montagne, et les terres des pentes ne sont pas exploitées de façon appropriée de sorte qu’elles sont ravagées par l’érosion. Les dures conditions d’existence du paysan le poussent à détruire involontairement les bases de sa survie. Pour préparer le terrain de sa parcelle à la culture, il brûle les broussailles et procède à la coupe des arbres qui sont transformés en charbon, en bois à brûler ou en planches. Les terres des montagnes ainsi malmenées ne résistent plus aux pluies tropicales. Quand il pleut, on peut voir une eau boueuse descendre des montagnes ; c’est la vie qui coule vers la mer. Par endroit, le sol apparaît ensuite comme les ossements d’un corps desséché par le soleil. Le paysan  tire d’un travail dur et pénible de son jardin juste quelques sacs de grains et de vivres qui suffisent à peine à nourrir sa famille. Une partie de cette récolte, pourtant, est confiée aux enfants et aux femmes pour être vendue aux marchés des villes.  Ce que le paysan gagne de la vente de cette marchandise, il le dépense pour payer l’huile de cuisine, le kérosène d’éclairage et quelques articles vestimentaires pour les membres de sa famille. Par manque de moyens, la consommation dans le monde rural est presque nulle, et le paysan n’est pas en mesure de payer les avantages qu’offrent la civilisation moderne : nourriture riche et variée, soins de santé, éducation, logement décent etc. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie quotidienne dans le monde rural est assujettie à tous les aléas de la misère et de la privation. Le paysan n’a pas d’épargne pour se prémunir contre les imprévus, et il ne peut également économiser pour investir dans l’amélioration de sa production. La famine est alors une situation permanente. De plus, les revenus des villes communales, qui dépendent de cette production agricole rachitique, sont tout aussi faibles. Donc, les services sont peu variés et atteignent un niveau rudimentaire. Ainsi, la population rurale ne trouve qu’une issue à sa désespérante situation : fuir ce monde d’incertitudes de sa communauté originelle, vers d’autres lieux, ou d’autres cieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dépeuplement du monde rural est un phénomène qu’a connu la majeure partie des sociétés modernes à un stade de leur développement. Mais, cela s’est passé dans des conditions différentes de la façon qu’elle est en train de se produire chez nous aujourd’hui.  En principe,  quand l’évolution technologique, comme la mécanisation agricole, les semences améliorées, les pesticides et les engrais, pénètre dans le monde rural, elle libère une partie des paysans des taches de la production agricole. Une partie de ces paysans démobilisée est incorporée dans les nouveaux services qui sont créés après avoir reçu une formation adéquate. Et le reste, pour échapper au chômage, se déplace vers les villes.  À ce moment, les villes sont en plein essor de développement avec du travail qui est créé dans le secteur de l’industrie et des services. Les anciens agriculteurs arrivés dans les villes se reconvertissent à de nouvelles taches de production. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez nous, malheureusement, le déplacement des populations est du à un appauvrissement général de leur cadre initial.  En plus, les paysans qui évacuent le monde rural sont en majorité analphabètes.  Ils n’ont pas de métiers et d’apprentissage technique sinon qu’à  des niveaux très élémentaires. Leurs rudiments de connaissance ne suffisent pas à faciliter leur intégration dans l’activité économique des villes. Et les villes de leur coté sont en plein dépérissement, de sorte  que cette nouvelle vague de population doit se contenter de s’agglutiner en marge des villes dans des zones désolées et dépourvues du minimum décent de condition sanitaire et de service. C’est le phénomène de la bidonvilisation à outrance. La population marginale à Port-au-Prince par exemple, est à peu près trois fois supérieure à la population intégrée dans l’armature urbaine.  Dans les bidonvilles le chômage est roi. Les gens  travaillent un jour sur cinq, se nourrissent un jour sur trois, et sont logés dans des conditions précaires, se relayant pour dormir.  Pour survivre, ils ont conservé des rapports constants avec le monde rural qui leur envoie, par intervalles, l’essentiel des nourritures qu’ils consomment. Par eux-mêmes, ils établissent une forme de production identique à celle des zones rurales. C’est courant de voir des jardins d’haricots, de maïs, ou d’autres cultures de jardin, dans le centre de Port-au-Prince, à proximité de quelques petites cahutes.  Et, il n’est plus une surprise pour un automobiliste habitué aux routes de Port-au-Prince de devoir freiner sa voiture pour laisser une horde de cabris ou de bœufs traverser une artère principale de la capitale.  Les membres marginalisés de l’expansion des villes deviennent également des petits entrepreneurs ou des artisans pour les plus habiles. Mais en grande partie, ils doivent se contenter de survivre en chômage déguisé, devenant domestique dans une maison privée, laveur de voiture, cireur de chaussures, et, pour les plus indépendants, des petits marchands de pacotille ou autres... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce monde à moitié rural et à moitié urbain n’a en lui-même rien d’effrayant, car par l’esprit d’entreprise qui l’anime, son goût du risque, et son niveau élevé de combativité, il porte en lui les germes de l’avenir. Encadrés, entraînés, orientés il pourrait sortir de son état actuel et apporter une contribution appréciable à l’essor de la communauté et au développement des villes.  Toutefois, pour eux, c’est fini la campagne. Car leur situation, comme nous en admirons le spectacle aux abords des villes, est déjà supérieure à celle qu’ils confrontaient antérieurement.  Donc, chercher à les convaincre des vertus de la vie campagnarde, c’est tout bonnement leur demander de retourner à une lourde, pénible et ingrate tache de produire pour toute une société qui les a toujours méprisés. Cela ne les intéresse guère, et cela va de soi. Si, aujourd’hui, on s’intéresse réellement et sincèrement à eux, il faut regarder dans un autre sens, à les intégrer. Pour relancer la production nationale tout le monde doit apporter du sien. Nous devons comprendre que la production agricole uniquement, et le monde rural seul, sont incapables de porter la charge du développement national.  Le dit que : « la politique agricole soit la seule, la vraie » est un vieux mythe du passé, une vielle défroque usée à mettre au placard.  Cependant, il faut croire profondément que le changement est possible. Ce pays était naguère une place où il faisait bon vivre.  Il peut le redevenir.  Mais il a certainement besoin pour cela de la bonne foi, de l’amour, de la solidarité et du courage de chacun de nous, sans monopole ni exclusivité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   UNE NOUVELLE TRANCHE D’HISTOIRE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le « Programme Bon Départ » est prévu pour relancer la vie économique dans les provinces et par voie de conséquence entamer la Renaissance Nationale à la base même du pays. Tout va commencer dans les sections rurales. Une provision budgétaire de CENT MILLE DOLLARS ($100.000) sera allouée à chaque section communale. Ces fonds seront affectés à la création d’un centre communautaire de village, et d’une unité de production d’après les potentialités de chaque zone.  Le bâtiment qui devra loger le centre communautaire sera construit suffisamment spacieux pour recevoir d’autres services publics, tels que le bureau de la Fédération des Coopératives, celui de la Société Générale de Services (SOGESE), et une salle d’audience à usages multiples.  La municipalité construira un autre bâtiment pour loger le bureau du contrôleur général, celui de la justice,  du service de l’impôt et taxe, le bureau de l’aménagement et du domaine, et celui de l’officier d’état civil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La SOGESE apportera de nombreux services aux gens du village. Sur une base locative, elle pourra utiliser la salle d’audience pour des séances de projection sur vidéo ou sur écran, dans le cadre de ses cours de formation permanente dispensés à des membres du village.  C’est l’agent de la SOGESE qui obtiendra de l’Etat Fédéral le contrat du service des postes et télégrammes.  À cette fin, il pourra employer des commis qu’il dépêchera quotidiennement au bureau central de la commune.  L’une des contributions importantes de l’agent de la SOGESE, est qu’il recevra une formation qui lui permettra de formuler et de préparer les projets pour les membres du village et pour les coopératives également quand il y a lieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’essentiel de l’action d’une autre agence de la fédération le CAP, se canalisera au village vers les coopératives et les petites unités de production artisanale.  Il prendra à sa charge les coûts de préparation des projets qui lui seront présentés pour financement. Le financement du CAP à ces entreprises sera à long terme et à des taux modérés également. Le CAP se réservera d’apporter aux micro-entreprises villageoises, par l’entremise de la SOGESE, toute sorte d’appui qu’elle jugera nécessaire à leur  réussite.  En général, ce sera  l’entraînement et la formation des cadres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bureau de la fédération des coopératives sera l’entité de liaison entre les coopératives du village et celles d’instances supérieures placées dans les communes dans les capitales régionales, et au plus haut niveau dans la capitale fédérale. Le bureau du village offrira un encadrement technique et administratif aux coopérants de la localité. Les coopératives pourront s’orienter vers toutes sortes d’activités de production, de transformation et de service : agriculture, élevage, transformation artisanale, caisse populaire, commerce, transport, éducation, médecine, logement etc. Les coopératives seront prioritaires pour la vie économique du village. En Exemple, la coopérative d’achat et de vente permettra un contrôle sur le cout de la vie en modérant l’évolution des prix des produits de base de première nécessité. Tous les matins, le bureau régional de la fédération des coopératives fournira à la coopérative locale le prix de base des produits pour la journée. Ces prix seront établis en fonction de certaines données sur les cours de la veille, des stocks disponibles dans la région, et des indices de variation fournis par la direction du niveau de vie. Ce qui permettra à ces coopératives de passer leur commande et de procéder à des ventes sur le marché ou avec le Bureau National des Etats d’Urgence  (BNEU).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la longue, avec l’appui du CAP et de la SOGESE un nombre important de micro-entreprises  individuelles, familiales et de coopératives  apparaîtront au village.  Les villageois seront incités à préparer et à empaqueter le riz, le maïs, les haricots. Ils seront encouragés à transformer les produits d’origines agricoles tels que la canne en sirop, clairin et d’autres breuvages alcoolisés mélangés à des essences locales.  Les activités de confiserie auront à se répandre dans les régions où on trouvera les produits de base pour  la préparation du mamba, de la gelée, des compotes de fruits,  de la confiture, des caramels au chocolat, du miel, des tablettes de sucre à base de fruit, de la pâte de goyave, du confit de piment, du gruau en bocal, de la cassave et des produits à base de manioc ou d’amidon. Le lait sera transformé en fromage et en beurre, de la viande sera charcutée en salaisons et en saucissons. Il y aura des coopératives de tissage, de broderie, de peinture, de vannerie, de sculpture sur marbre et sur métal ; des ateliers de travail du cuivre où l’on fabriquera des articles décoratifs et des bijoux de fantaisie ; des ateliers de menuiserie, de papier mâché et même des ateliers de fabrication de fanaux de Noël en pièces détachées pour  l’exportation. Un soin particulier sera donné au développement des petites entreprises de plantes aromatiques et de plantes  médicinales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En somme, la renaissance du village sera une récompense de la démocratisation des institutions politiques et administratives et de la libération de l’énergie créatrice du peuple.  Ce peuple qui a été si longtemps opprimé à une capacité d’expression et d’imagination qui est une force. Les activités sportives, le jeu et la fête populaire prendront une place importante dans la vie du village. L’art, placé dans le quotidien de la vie rurale, révélera ce qu’il y a de plus intime dans l’âme de notre peuple et créera une apothéose d’images et de beauté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il partira des villages un théâtre populaire puisant son inspiration des contes et des vieux mythes.  Ce théâtre sera joué et diffusé dans nos écoles et dans les centres de recréation populaire, à la radio et à la télévision et utilisera tous les moyens modernes à notre disposition.  Ce sera de l’art vivant.  La Direction des Affaires Culturelles avec l’aide de la Fédération Nationale des Artistes Haïtiens et celle des Galeries d’Art, organisera dans les villages des centres populaires de création artistique. Cette démarche, par certains aspects, rappellera celle de Saint Soleil à Soisson – la montagne.  Les artistes des villages auront ainsi l’occasion d’exprimer leurs rêves, leurs aspirations et leurs espoirs selon la totalité de leur vision du monde.  « C’est par la culture qu’on peut arriver à changer la nature des choses, les hommes et les sociétés ». Tiga&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque section communale sera aménagée selon sa spécificité géographique et l’orientation  de sa production.  Mais, le principe d’intégration dans l’espace général de la commune sera observé.  En général, le plan d’aménagement communal définira cinq zones types dans l’aire de la section.  Il y aura des zones de jardins, celles de production vivrières et forestières, ensuite celle de cultures intensives ; des zones de pâturage réservées à l’élevage, et enfin celle des résidences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La valeur minimale des terres par zone sera déterminée à l’assemblée communale pour chaque  zone, sur les propositions de la direction de l’aménagement.  Mais le taux de l’impôt foncier sera uniformisé sur tout le territoire national au prorata de la valeur foncière. Le non-paiement de l’impôt foncier, sur une période qui sera déterminée par la loi, entraînera la séquestration de  cette propriété par les services concernés.  Et celui-ci  vendra à l’encan ladite propriété, se paiera d’office et laissera le surplus disponible aux ayants droits à la direction générale des impôts et taxes. Afin de prévenir toutes tendances à la spéculation foncière, la plus-value sur la vente foncière sera soumise à une taxation.  Celle-ci sera établie d’après un barème progressif pouvant atteindre des taux de 75%. Les terres de l’Etat seront recensées et affermées à des particuliers à un taux supérieur à leur valeur imposable. Le fermier de l’Etat pourra après 5 années ou 60 mois d’occupation paisible et sans litige d’une terre, exercer une option d’achat. La requête sera soumise à la DIGIT qui la fera parvenir à la chambre fédérale. Les cessions de terre par la chambre fédérale à des particuliers ne pourront se faire qu’en périodes de sessions ordinaires. Dans le dessein de faciliter ce train de mesures, les lois sur la fonction publique redéfiniront la fonction du notaire et de l’arpenteur dans le sens d’une simplification de procédures et de la normalisation des coûts sur les ventes et les successions, puisqu’un Etat moderne ne pourra s’accommoder de la lenteur administrative imposée par les lois antérieures.&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;Dans le cadre du renforcement de la politique agraire fédérale, certaines communes pourront adopter des mesures pour inciter les propriétaires à uniformiser l’espace des plantations.  Il faut préciser que l’agriculture pourra être réservée uniquement à l’exploitation directe et le métayage comme la gérance ne seront pas reconnus par la loi communale.  Il pourra y avoir également des restrictions en matière de superficies tenues par des propriétaires. Par exemple, la loi pourra interdire à tout exploitant de posséder à titre individuel un patrimoine foncier d’un tenant supérieur à 25 hectares. Dans ce même ordre d’idée, la loi prescrira que toute superficie supérieure à 25 hectares, dépendant de la région, devra appartenir à des propriétaires réunis en coopératives ou organisés en société de production.  Ces types d’institutions seront astreints aux mêmes lois et privilèges que les institutions identiques.  Dans d’autres cas, ces mesures pourront être uniquement incitatives. Pour les mesures de ce genre, le CAP pourra être utilisé par les services communaux. Il interviendra pour canaliser un financement vers des exploitations agricoles de superficie placée entre 5 à 25 hectares, s’il s’agit de réduire le morcellement ou de faciliter la pénétration d’une technologie agricole plus avancée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En résumé, la politique agraire fédérale sera générale et prudente. Quitte aux gouvernements locaux de prendre les dispositions spécifiques appropriées à chaque localité. Car, toute erreur sera lourde de conséquences et entraînera des dommages irréparables dans un monde rural déjà  très affaibli par une politique de centralisation absurde.&lt;br /&gt;        &lt;br /&gt;La restructuration de la communauté rurale ne consacrera pas la disparition de l’agriculture de subsistance. Le jardin est un concept économique et politique très important dans la communauté rurale. Il assure à la famille paysanne l’approvisionnement quotidien. Et à l’avenir, cette économie de subsistance pourra protéger le monde rural contre l’agression de l’économie d’échange qui pourrait drainer les ressources monétaires des villages vers les villes. On a toujours vu que le déclin de l’économie de subsistance et la montée des monocultures correspondent à une augmentation accélérée des prix des produits vivriers et alimentaires et à une faible évolution du pouvoir d’achat de la majorité des membres de la communauté rurale.  Le but du centre communautaire sera de renforcer les structures de la production de subsistance des villageois. Le centre sera un lieu de rencontre où les paysans pourront échanger leurs expériences, parler de leurs difficultés et de leur performance.  Les paysans trouveront au centre également une gamme de petit matériel agricole plus approprié aux travaux des champs. Le centre apprendra aux paysans l’utilisation de ces instruments et les leur louera à des prix très abordables. Ensuite, le paysan pourra louer du centre des éléments de cheptel tels que cabris, cochons, volailles de rapports améliorés pour augmenter le rendement de son propre élevage.   Enfin, le centre fournira aux éleveurs du village le service sanitaire, et les services d’insémination artificielle pour améliorer le cheptel local.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’unité de production qui sera créé dans le cadre du programme de dotation, visera principalement, à combler le déficit calorifique et protéique qui affecte la population rurale.  Elle apportera un complément en protéines animales à bon marché à la ration quotidienne des familles villageoises.  Le choix des unités de production portera sur l’élevage des poissons, des bovins, des ovins et des volailles.  Les produits venant de cette unité seront vendus aux gens du village et des environs et les bénéfices serviront à assurer un repas chaud aux enfants des écoles des trois premiers cycles fonctionnant dans les villages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le village sera l’unité de base de la communauté rurale, la ville communale sera l’unité coordonnatrice des activités de cette communauté. En fait, la commune servira d’élément de transition entre la campagne et les grands centres urbains. Elle sera la base pour les services administratifs tournés vers la communauté rurale. Dans la commune on trouvera les grands marchés et les grands magasins, les banques, les assurances, les services de télécommunications, d’électricité, de distribution d’eau potable. Des agences fédérales et régionales s’installeront dans la commune. Avec l’aide du CAP et de la SOGI chaque ville communale sera le siège d’au moins une entreprise à haute utilisation de main d’œuvre.  Ainsi des ouvriers pourront laisser le village pour venir travailler dans la ville au cours de la journée. La SOGI financera également des écoles et des centres hospitaliers qui desserviront les membres de la ville comme ceux des villages. Le CAP, de son coté, financera les petites entreprises mobiles de service agricole, lesquelles trouveront un marché important constitué par les centres communautaires, les coopératives et les petites exploitations familiales des villages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernement communal pourra solliciter des emprunts de la fédération ou du gouvernement régional pour améliorer les voies de pénétration jusqu’aux villages. En effet, il y a des routes intérieures qui ont des conditions carrossables si médiocres que les piétons vont plus vite que les véhicules en les parcourant. Il y a des zones qui sont encore isolées faute de voies de communication. Ce seront des taches prioritaires pour les organismes compétents. Il y a également la possibilité pour les gouvernements locaux d’utiliser les organisations communautaires à l’exécution de ces travaux, sur une base de financement partiel.  De toute façon, quand la production d’une localité augmentera sensiblement, il sera plus facile pour celle-ci de créer et surtout d’entretenir des voies de circulation adéquate. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’un des grands besoins des villes communales c’est la création d’édifices pour loger les services publics.  Une partie des fonds du programme de dotation sera affectée à cette fin.  L’autre partie servira à la réparation des routes, aux travaux d’embellissement de la ville, et à la construction de bains publics et de lieux d’aisance dans les zones de concentration, tels que gare, marché etc.  La direction de l’aménagement fournira à la commune l’assistance technique nécessaire pour le réaménagement et l’extension de la ville.  L’édifice qui devra loger la mairie sera construit sur la place centrale de la ville, et il sera équipé des facilités adéquates à  la fonction du maire et de son cabinet d’assesseurs. D’autres aides seront fournies à la commune par la direction de la construction pour améliorer les conditions de logements et l’apparence esthétique des maisons de la ville. De même, la SOGI financera dans chaque commune un hôtel municipal qui pourra offrir aux touristes locaux un service à des prix modérés.  Le budget fédéral affecté au développement aura parmi ses priorités, la création de zones de forêt et de plantations d’arbres fruitiers par l’intermédiaire de l’IREE. Quand cela sera possible, il y aura sous les arbres l’extension des plantations de café, de cacao et de l’élevage de rapport.&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;L’agriculture, la construction et le tourisme seront les activités qui auront l’impact le plus rapide sur la relance de l’économie du pays, en augmentant le nombre des emplois et l’importance des revenus par famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A SUIVRE : CENT QUATRE VINGT TROIS ANS APRÈS&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3016367606648721537-3937414471694564240?l=pmagloire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pmagloire.blogspot.com/feeds/3937414471694564240/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/vii-restructuration-de-la-communaute.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3016367606648721537/posts/default/3937414471694564240'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3016367606648721537/posts/default/3937414471694564240'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/vii-restructuration-de-la-communaute.html' title='VII- RESTRUCTURATION DE LA COMMUNAUTE RURALE ET URBAINE'/><author><name>Paul G magloire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00320525654322075982</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_SmBXUGV90iU/SUx7ef_uQmI/AAAAAAAAAAU/fFBgfdFHfzg/S220/DSC_7236a.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3016367606648721537.post-9215464737074348327</id><published>2009-01-10T17:18:00.000-08:00</published><updated>2009-01-10T17:24:07.023-08:00</updated><title type='text'>VI- DU MINISTÈRE  DES  RELATIONS  EXTERIEURES</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Construisons Ensemble un État Démocratique, Moderne et Prospère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Paul G. Magloire&lt;br /&gt;Décembre, 1986&lt;br /&gt;(PAGES RETROUVÉES VI)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DU MINISTÈRE  DES  RELATIONS  EXTERIEURES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Ministère des Relations Extérieures et Religieuses aura un rôle plus important que par le passé. Il aura sous sa tutelle la Direction de l’Emigration et de l’Immigration, les Maisons Haïtiennes qui seront établies dans la diaspora, la Direction de la Coopération, celle du Tourisme et le Service de Supervision des organismes non-gouvernementaux (ONG).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous entrons dans une ère où il sera de notre intérêt d’avoir une politique extérieure transparente.  Les rapports sont en général de deux types : ceux qui lient les alliés, et ceux qui divisent les adversaires. Les critères de sélection des alliés et des adversaires tiennent compte des réalités internes et matérielles d’un pays. Pour nous, la participation à notre politique de développement  servira à mesurer notre relation avec un pays étranger.  D’ailleurs, ces dernières décennies nous ont amplement enseigné que l’alliance la plus profitable au pays est l’alliance d’Haïti avec les Haïtiens. Pour réussir notre projet de société nous devons compter d’abord sur nous mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La création de Maisons Haïtiennes dans des villes de pays étrangers, à forte concentration d’Haïtiens, sera dans la ligne de la  politique de solidarité nationale.  Les Haïtiens qui vivent dans la diaspora sont isolés de la vie nationale et tenus, par ignorance ou mauvaise foi, à l’écart des affaires du pays. Pourtant, cette partie de la population participe à la vie économique de la nation en envoyant de l’argent à des membres de leur famille et à des alliés restés dans le pays.  Aussi, dans la mesure où les lois des pays d’accueil le permettront, les Maisons Haïtiennes à l’étranger serviront à offrir aux ressortissants Haïtiens de la diaspora un renforcement des liens avec la terre natale. Chaque maison sera dirigée par un gouverneur élu par les citoyens. Le gouverneur occupera la fonction de Consul Général. Il aura pour tache d’offrir à la communauté, en dehors des services consulaires traditionnels, beaucoup d’autres, tels que des services juridiques, financiers, bancaires etc.… De toute façon, le gouverneur aura un cabinet animé par des membres de la diaspora pour l’assister dans ses fonctions.  Son mandat sera de quatre ans, comme pour les autres gouverneurs du pays. La Maison Haïtienne logera un centre culturel, un comptoir d’affaires et un bureau de l’Institut Fédéral des Elections (IFE). Le mécanisme de vote à la chambre législative a été étudié de façon à permettre à la diaspora d'élire ses députés à la chambre fédérale. Les députés, on se le rappelle, ne seront pas élus en fonction de délimitation géographique mais sur un critère démographique.  En fait, la représentativité de la diaspora à la chambre fédérale, dans une figure parfaite, sera proportionnelle au nombre total de votants.  Ce sera alors la véritable démocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pouvoir consulaire conféré au gouverneur d’une Maison Haïtienne, sera un moyen de modifier notre politique en matière d’émigration et d’immigration.  La vieille politique consistait à offrir toutes les facilités d’accueil à des étrangers dont les pays d’origine repoussent nos concitoyens.  Ces pays devront choisir, ou bien d’offrir de meilleures conditions à nos frères, ou bien ils nous verront redéfinir nos relations avec eux. Le sort d’aucun Haïtien vivant à l’extérieur ne devra désormais nous laisser indifférent. L’Haïtien est maltraité partout, en grande partie, parce qu’il n’est pas dignement représenté dans le pays où il émigre et qu’il n’est pas mieux traité dans son propre pays d’ailleurs. Un programme « Bon  Retour » sera étudié pour faciliter le retour et l'établissement à travers les différentes régions du pays, des citoyens qui avaient émigrés pour des raisons politiques ou économiques et qui jugeraient qu’il est venu le temps de regagner la terre natale. De même une vaste campagne publicitaire visera à intéresser les Haïtiens, qui ne souhaitent pas revenir définitivement, à visiter périodiquement leur pays pour leurs vacances. Il y aura à cet effet un système d’accueil approprié. Des hôtels et des sites touristiques, par exemple, seront financés dans les villes de provinces afin qu’ils offrent un service à des prix modérés à cette clientèle. Cette structure servira aussi au tourisme intérieur, car il faut remarquer que si l’Haïtien ne connaît pas son pays, c’est qu’une telle démarche est toujours une entreprise inconfortable et risquée, due à une absence d’infrastructures prévues à cet effet. Compte tenu de l’apprentissage qui se fera en offrant un service d’accueil à la population Haïtienne, les structures touristiques se développeront plus facilement afin d’offrir aux touristes étrangers un bon service à bon prix. Pour répondre au marché international, il sera même envisagé la création de deux mégalopoles avec des infrastructures touristiques très modernes. La création des Maisons Haïtiennes à l’étranger, l’intensification de la production artisanale dans les villages, l’institutionnalisation  de foires dans les capitales régionales et surtout le maintien de la propreté du pays, seront tous des facteurs importants pour attirer et développer le tourisme local et étranger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pays a relativement un nombre élevé de représentations diplomatiques à l’étranger. Mais la qualité de ces représentations est déplorable. Beaucoup de nos ambassades sont mal logées et fonctionnent avec un personnel peu qualifié qui fournit un rendement presque nul.  D’ailleurs que pourrait-on exiger de personnes qui sont arrivées à des postes au hasard des circonstances et qui ne sont pas payées en fonction de leur qualification, mais en rapport à des critères obscurs même pour le ministère de tutelle. La première chaîne de mesure sera de réduire le nombre des représentations à l’extérieur et d’augmenter le personnel de celles qui restent. La tache de chaque membre d’une ambassade devra être définie spécifiquement et les nominations se feront sur une base de compétence uniquement.  Certains postes, comme celui des Affaires Economiques et de Coopération avec les pays étrangers, devront requérir une véritable spécialisation diplomatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DU  MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE ET DES FINANCES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une grande détermination et une bonne organisation politique seront importantes, mais insuffisantes pour assurer le décollage du pays. Le facteur financier revêtira une importance capitale. Il y a lieu de préconiser une politique concrète et transparente pour financer la Renaissance de la Nation Haïtienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1-                  Il sera étudié d’obtenir des financements à long terme, pour les investissements importants, des pays dont nous achèterons les équipements. C’est une pratique courante dans la mesure où les investissements sont choisis à partir de critères de nécessité, de rentabilité et de gestion.  Ce sera le cas pour les projets d’extension du service de l’électricité, du téléphone et de la distribution de l’eau potable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2-                  Les recettes fiscales devront couvrir la totalité des dépenses de fonctionnement de l’administration publique et les profits de la Banque Fédérale serviront à financer des investissements de l’Etat. En somme, l’Etat maintiendra une transparence et un assainissement de ses comptes de façon rigide et permanente pour assurer la crédibilité de sa gestion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A noter que si d’ores et déjà, dans le cas du budget en cours, on éliminait les voitures de luxe dans les services publics, on réduirait les dépenses en énergie consommée, diminuerait les plus hauts salaires et améliorerait le temps d’exécution des taches, l’Etat pourrait épargner des dizaines de millions de dollars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3-                  Une bonne gestion de l’Etat et l’absence de dépenses de prestige renforcera la crédibilité financière du pays et permettra de lancer sur le marché financier des bons et des obligations à moyens et longs termes pour financer des programmes de logement, d’hôtellerie, et de voies de communications. Des dispositions légales seront adoptées afin de permettre à des institutions du secteur privé qui ont des disponibilités monétaires, de participer au marché de financement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4-                  L’instabilité politique, l’ingérence du gouvernement dans les secteurs sensibles ont provoqué l’évasion de l’épargne nationale à la recherche de sécurité, le maintien à l’extérieur des fonds de la diaspora, et éloigné l’investissement privé venant de l'étranger. Pour attirer et retenir des fonds, les lois fédérales prescriront l’inviolabilité du secret bancaire ; et il y aura l’établissement d’une assurance qui couvrira  les comptes d’épargne et les dépôts à terme pour une limite donnée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5-                  L’aide bilatérale et des instances financières internationales seront recherchées et acceptées en fonction des objectifs propres du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Ministère des Finances s’occupera de la politique financière tandis que la Banque Fédérale aura la responsabilité de la politique monétaire. Les recettes de l’Etat reposeront en grande partie sur les impôts directs, les redevances et les bénéfices réalisés sur les investissements. La taxation se fera à trois niveaux, le fédéral, le régional et le local ; mais  un organisme unique, la Direction Générale de Impôts et Taxes (DIGIT), aura la tache de percevoir les recettes. Toutes les couches de la population seront assujetties à l’impôt sur le revenu.  Les lois fédérales prévoiront la possibilité pour les régions et les communes de bénéficier de crédits budgétaires par émissions de bons et d’obligations. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque année, sur la base de rapports présentés par l’Institut National de  Vérification des Comptes (INVECO), la chambre fédérale examinera les plafonds des crédits sollicités par les régions et donnera à la Banque Fédérale l’autorisation légale de débloquer les crédits. L’INVECO sera l’instance compétente pour toute la fédération en matière de contrôle et de vérification des comptes publics. L’Office National du Budget aura lui même le rôle de préparer les budgets publics. Il présentera à la chambre fédérale, au début de chaque exercice fiscal, un budget national consolidé, formé des budgets communaux, régionaux et fédéral. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le budget fédéral aura trois segments : Le budget de fonctionnement, celui du développement et un budget de dotation.  Le budget de fonctionnement sera distribué en proportion au nombre d’habitants par région. Cela aura pour effet d’encourager les gouvernements régionaux à accueillir les populations venant d’autres régions et de la diaspora, et aussi les inciter en ce sens à offrir des avantages concurrentiels à leurs résidents. Le budget de développement sera reparti entre les régions, en fonction de l’échelle de priorité du gouvernement fédéral. Ce qui laisse prévoir que les plus importants postes de ce budget seront ceux affectés à l’irrigation, à l’énergie, à la reforestation et au développement de la production et de l’équipement. Le dernier composant du budget fédéral, celui de la dotation,  est envisagé dans des buts spécifiques.   Il sera créé afin de réparer les torts qu’ont subis les provinces au profit de Port-au-Prince.  Il sera affecté au financement du «Programme Bon  Départ » pour un montant de DEUX CENTS MILLIONS DE DOLLARS  (200.000.000$) au moins sur une période de cinq ans. Le schème de répartition générale sera le suivant : SIX MILLIONS iront à chaque région pour l’aménagement de sa capitale, TROIS CENT MILLE à chaque commune pour la construction d’infrastructures et d’édifices publics, et finalement CENT VINGT MILLE DOLLARS à chaque section communale pour la construction d’un centre communautaire et d’une petite unité de production.  De leur coté, des zones suburbaines  de la région de Port-au-Prince qui ont été dénommées section rurale par l’ancienne coupure géographique, utiliseront  les fonds de dotation à l’asphaltage ou au pavage des rues et à l’aménagement de places publiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DU  MINISTÈRE  DE  LA  PRÉSIDENCE&lt;br /&gt;            Maintenant, on peut se demander si le pays a la potentialité administrative nécessaire à la gestion de ce projet de développement.  En fait, l’un des plus grands problèmes des pays en voie de développement est la pauvreté des ressources humaines.  Il faut près de vingt ans aux institutions scolaires pour produire un cadre, et le coût est toujours très élevé.  Heureusement, notre pays est perché à un haut niveau en ce qui attrait à l’existence de telles ressources, mais elles ont été jusqu’à présent mal utilisées. Avec l’ancien régime, une corruption généralisée et une mauvaise foi des cadres non-corrompus ont tenu l’administration publique à un niveau d’efficience presque nul.  Par exemple on eut à voir des techniciens qualifiés, qui avaient fourni la preuve de leur grande compétence dans des pays d’outre-mer, revenus chez eux pour se convertir très rapidement en vulgaires prévaricateurs, seulement comparables aux flibustiers de l’ère coloniale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Il est nécessaire d’entraîner une réforme fonctionnelle de l’administration de toute urgence. Cependant, cette réforme ne visera pas à détruire des ressources coûteuses et importantes. Il s’agira de les rendre opérantes, fonctionnelles dans un nouveau cadre d’opération défini par d’autres échelles de valeur, et d’après de nouveaux objectifs.  L’un des moyens de cette réforme sera l’instauration d’un système de vérification à double ou plusieurs volets, dans le but de freiner la tendance au coulage ou à la prévarication. Nous ne devons pas admettre l’idée négative que nos cadres sont incapables ou irrécupérables. Nous considérons qu’il se trouve que certains cadres fournissent de mauvais résultats dans leur travail du fait qu’ils fonctionnent dans le désordre et dans un système qui n’exige pas de responsabilité par rapport à leur fonction.  Il va en être tout autrement et un code de la Gestion Publique est appelé à fixer les principes et les modalités. Ensuite, il sera du devoir des prochains gouvernements de mettre chaque employé à la bonne place afin qu’il puisse servir véritablement et s’épanouir. De toute façon, il faudra dans le processus de la normalisation de l’administration publique procéder à des tests de qualification par poste.  Ceux qui auront obtenus un coefficient positif seront maintenus à leur fonction. Les autres seront orientés vers des centres de formation ou d’entraînement aux frais de l’Etat.  S’il y en a qui ont encore des résultats de tests trop bas, après le temps de formation, ils seront transférés à des postes de qualification moindre. Enfin, la mise à pied sera une décision ultime qui expliquera que toutes les chances de récupération ont été épuisées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Il existera un nombre important de cadres à revenir au pays.  L’étude de leur curriculum commencera depuis leur lieu de résidence à l’extérieur, dans le cadre d’un « programme Bon Retour » qui sera réalisé par la Direction de la Reforme Administrative.  Les cadres vivant à l’extérieur seront contactés ou auront à prendre l’initiative de s’inscrire dans le consulat le plus proche de leur résidence. Ils recevront des propositions de travail au pays en fonction de leur expérience et de leur qualification. Le code de l’administration publique que publiera la Direction de la Réforme Administrative (DRA) sera un outil d’orientation et d’information important pour les cadres.  Il apportera des précisions en matière de normes et standards de qualification exigés dans l’administration fédérale, régionale et locale. Et une brochure publiée par la Direction de l’Information fournira périodiquement des renseignements sur les postes vacants et les appels d’offres d’emplois dans le secteur public et privé.  Cette brochure mentionnera, également, les indices du coût de vie par région et un profil général de la situation économique et sociale du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            La sécurité de l’emploi est un facteur important pour garantir l’éthique professionnelle au sein de l’administration. Il y aura un divorce radical avec deux attitudes négatives.    Premièrement, il y a celle qui consiste, pour chaque nouveau ministre, de procéder à un remaniement de son administration en faveur de son équipe à lui, et au détriment de cadres qui avaient payé à l’administration leur tribut de travail assidu et honnête.  Deuxièmement, le cas des fonctionnaires qui, une fois leur temps de service accompli, sont rejetés dans la gêne comme du papier usé. Le code de l’administration interdira les changements non justifiés, ensuite recommandera que les pensions des anciens fonctionnaires soient annuellement indexées aux salaires courants.  La tendance au vol  et à la corruption dans l’administration est fortement liée à la précarité de la vie de la retraite. Nous devons reconnaître qu’un fonctionnaire honnête ne peut compter ni sur une épargne personnelle, ni sur sa pension pour mener une vie de retraite décente. On prendra en exemple un ingénieur des travaux publics qui a fini sa carrière, il y a quinze ans, avec un salaire de QUATRE CENTS DOLLARS ($400.00), et vit aujourd’hui dans la gêne avec une pension de DEUX CENTS DOLLARS  ($200.00). Tandis que les titulaires du même poste gagnent aujourd’hui plus du triple de ce salaire.  Il faut se rendre à l’évidence que l’honnêteté n’a pas été encouragée. Il faudra arriver à indexer le salaire des fonctionnaires sur l’évolution du niveau de vie et corriger la distribution irrationnelle des frais corrupteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Bien entendu, une fois des mesures de remise en ordre adoptées, la corruption, le laxisme et le parasitisme doivent être rigoureusement réprimés par les services de supervision de la  Direction de la Reforme Administrative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Le Ministère de la Présidence fera la coordination entre les différents ministères et organismes de l’administration publique.  Il aura également sous sa tutelle la Direction de l’Information, la Direction de la Documentation, et la Direction de l’Ordonnancement Général (DORGE). En fait, la DORGE aura le rôle étendu de synchroniser l’évolution de toutes les activités en tenant un tableau de bord national bâti sur un modèle de plan par objectif.  Et elle s’occupera de la coordination régionale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Il y aura un grand changement dans le concept de la gestion de l’information par l’Etat. Traditionnellement, les gouvernements se situaient au centre de la propagande de l’Etat.  Le choix sera de centrer les informations et la propagande sur le peuple Haïtien, le pays, et nos produits. D’ailleurs, ils sont les seuls dignes d’être montrés pour refaire l’image de la nation Haïtienne. Des mesures seront adoptées pour réduire le goût de nos gouvernements pour le culte de la personnalité. C’est dans le cadre de ces mesures que le Palais National deviendra tout bonnement le Palais du Gouvernement et servira à abriter les départements ministériels éparpillés dans le  pays.  Nos futurs « chers présidents » devront désormais se contenter d'une simple résidence, bien sur, payée par l’Etat. Il ne s’agira plus de cautionner cette immoralité de loger le chef de l’Etat dans un palais, quand 75% de la population vit dans des cahutes à toit de chaume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A SUIVRE : RESTRUCTURATION DE LA COMMUNAUTE RURALE ET URBAINE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3016367606648721537-9215464737074348327?l=pmagloire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pmagloire.blogspot.com/feeds/9215464737074348327/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/vi-du-ministre-des-relations.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3016367606648721537/posts/default/9215464737074348327'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3016367606648721537/posts/default/9215464737074348327'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/vi-du-ministre-des-relations.html' title='VI- DU MINISTÈRE  DES  RELATIONS  EXTERIEURES'/><author><name>Paul G magloire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00320525654322075982</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_SmBXUGV90iU/SUx7ef_uQmI/AAAAAAAAAAU/fFBgfdFHfzg/S220/DSC_7236a.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3016367606648721537.post-8179141543820271201</id><published>2009-01-10T17:10:00.000-08:00</published><updated>2009-01-10T17:16:47.390-08:00</updated><title type='text'>V- LE MINISTÈRE DE LA PRODUCTION</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Construisons Ensemble un État Démocratique, Moderne et Prospère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Paul G. Magloire&lt;br /&gt;Décembre, 1986&lt;br /&gt;(PAGES RETROUVÉES V)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE MINISTÈRE DE LA PRODUCTION&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les quarante prochaines années seront consacrées à la production.  La production traditionnelle est tombée à un niveau très bas. Et jusqu’à présent, la majorité des biens nécessaires à la collectivité nous viennent de l’étranger.  Il y a là un défi que nous devons relever.&lt;br /&gt;           &lt;br /&gt;Le Ministère de la Production embrassera la Direction de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche, de l’Industrie, des Mines, de l’Artisanat, et du Centre d’Appui à la Production (CAP).  Ce ministère sera le grand catalyseur pour activer le développement de la production nationale.  Cependant, la tache sera ardue, parce que les élites économiques Haïtiennes sont formées d’une proportion plus importante d’hommes d’affaires que d’entrepreneurs.  Si les entrepreneurs sont intéressés à fabriquer des marchandises, les hommes d’affaires eux-mêmes ne s’intéressent pas à fabriquer des objets, mais à faire de l’argent. Le risque de la production effraie cette classe à part d’individus.  L’approche du ministère sera principalement d’optimiser les investissements dans la production, dans le but d’inciter le déplacement des investissements du secteur d’affaires vers le secteur de production. À cet effet le CAP sera créé comme l’institution que l’entrepreneur trouvera derrière lui au moment des difficultés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le CAP ne sera pas une institution classique avec une rigidité cadavérique, qui propose des solutions toutes faites. Elle aura une structure suffisamment souple et agile pour secourir l’entrepreneur dans les situations les plus imprévisibles et étudier, de concert avec lui ou elle, les moyens à mettre en œuvre pour sortir d’un mauvais pas. L’action du CAP sera discrète et confidentielle; et elle travaillera avec un entrepreneur à l’insu du ou des institutions financières ou de toute autre administration ayant à voir avec les affaires de l’entrepreneur. Les brigades du CAP seront entraînées dans des domaines variés, allant de la planification d’entreprise à l’expertise comptable.  Leurs grandes spécialisations seront la stratégie de pénétration de marché et la recherche de financement. Si l’esprit d’investissement anime la classe économique, l’initiative privée s’étendra à la population et le nombre d’entrepreneurs ira en se multipliant.  Le CAP aura pour mission d’accompagner l’entrepreneur et elle fera son possible afin que cette mission se manifeste dans la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La potentialité minière du pays est faible et insuffisante pour porter la charge de financement de nos besoins en équipement et payer le coût du support que l’Etat fournira au secteur privé.  Mais, notre sous-sol n’est pas entièrement vide. Certaines ressources minières comme le marbre, le sable calcaire, et l’or sont suffisamment importantes pour être orientées vers l’exportation.  Elles seront des sources de devises et de recettes budgétaires pour l’Etat.  Dans ce même objectif, l’or, le cuivre et le marbre transformés par l’artisanat local pourront trouver un débouché intéressant sur le marché touristique local qui se développera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l’essentiel, la production nationale sera tournée vers le marché domestique. Certainement le pays continuera à exporter les denrées traditionnelles et à en augmenter la quantité. Certainement nous aurons à prendre avantage de l’opportunité de l’industrie de la sous-traitance. Car, il faudra rapidement fournir du travail à près de deux millions de chômeurs ou de chômeurs déguisés des zones rurales et urbaines. Néanmoins, ce sera à l’industrie nationale de bénéficier de l’avantage de la croissance du pouvoir d’achat sur le marché local. Il ne sera pas question d’adopter une politique de portes ouvertes aux produits étrangers. Les portes seront entrebâillées. On peut se demander pourquoi cela ?  La réponse est simple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a une longue liste de pays qui avaient adhéré à la politique de développement basée sur la théorie des avantages comparatifs.  En termes clairs, cette théorie avait prescrit aux pays sous-développés de se spécialiser dans la production des biens qu’ils pouvaient fabriquer à moindre coût et d’importer des pays développés, à des coûts moindres, les autres biens dont ils avaient besoin.  Le résultat de l’adoption de cette théorie a été pour les pays sous-développés une figure grimaçante qui traduit qu’ils ont été l’objet d’une farce cynique de la part de ceux qui avaient inventé cette théorie dans leur propre intérêt. Les statistiques de la Banque Internationale de Développement (BID) sont très claires là-dessus.  Entre 1980 et 1985 le volume des importations de l’Amérique Latine avait augmenté de 7,2% par an.  Parallèlement, la valeur des exportations des pays de cette région est tombée de 6,6% à 4,6% par an dans l’intervalle de 1981 à 1985.  Donc, cette théorie des avantages comparatifs ne profite qu’aux pays industrialisés qui achètent les produits agricoles des pays sous-développés et les leur retournent dans les boites en fer-blanc et sous du papier plastic, en réalisant des marges de bénéfices substantiels.  Car ce qu’on peut voir, c’est que les prix des produits des pays sous-développés baissent, tandis que ceux des pays industriels montent.  En somme, il faut en conclure que la théorie des avantages comparatifs est une morgue des pays riches pour maintenir les pays  pauvres dans leur sous-développement.  Le petit producteur de riz de la Vallée de l’Artibonite est très conscient de ce marché de dupes.  Il peut vous dire que naguère il vendait un baril de riz pour acheter une belle robe à sa femme et se procurer personnellement un très beau costume. Aujourd’hui quand il vend un baril de riz, il arrive à peine à payer une pacotille à sa femme et un « pépé » à son fils. C’est cela que les économistes appellent, dans leur jargon, la détérioration des termes de l’échange. En outre, l’espoir de trouver dans les pays développés les portes grandes ouvertes aux produits agricoles venants de notre pays est un leurre. Car ces pays, étant des démocraties, ont des associations privées de producteurs qui mettent des barreaux solides derrière les portes officielles, afin d’empêcher que les produits importés viennent concurrencer la production locale. Récemment, l’expérience des producteurs d’agrumes de la Jamaïque a donné un éloquent exemple de la manière de faire et de la position des associations de producteurs dans les pays développés.  Dans le cadre du plan Américain d’Initiative dans le Bassin des Caraïbes (CBI) les agriculteurs Jamaïcains se sont lancés dans la production d’agrumes visant le marché Américain.  À la grande déconvenue de ces agriculteurs, les barrières douanières Américaines ne se sont pas ouvertes aux juteuses oranges Jamaïcaines, car, le cartel des producteurs de la Californie et celui de la Floride se sont opposés farouchement à l’entrée de produits concurrents sur leur marché. En fait, «charité bien ordonnée commence par soi-même».  Cela n’est certes pas un principe biblique, mais un principe économique de pays riches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait de privilégier le marché domestique sur celui de l’exportation portera le ministère de la production à consacrer le gros de son appui à inciter la création de petites unités industrielles et artisanales tournées vers le consommateur Haïtien. En ce sens, une grande importance sera accordée au fonctionnement des coopératives. Le CAP fournira à celles-ci une assistance technique et des garanties de financement à long terme à faible taux d’intérêt. Pour offrir un excellent service, le CAP cherchera à trouver l’aide de l’organisation des Nations Unies pour le développement Industriel (ONUDI) et utilisera les informations et l’expérience de cette agence internationale en matière de projets industriels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En somme, des industries de faible capacité de production sont favorables au développement d’une économie intégrée. Les petites usines ont l’avantage d’offrir des produits de qualité supérieure et utilisent une proportion de main d’œuvre plus élevée que les grosses unités industrielles. D’ailleurs, chez nous, ces dernières sont toujours en difficulté en raison de l’étroitesse du marché national et de la faiblesse des standards de qualité de leur production qui freine leur pénétration sur le marché extérieur. À telle enseigne que la majorité des grosses unités de production qui tournent actuellement dans le pays, le fait à moins de 50% de leur capacité installée. Cependant, il sera dans l’intérêt de la nation d’étudier la situation de certains gros investissements et de trouver des moyens pour ne pas les laisser mourir de dépérissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DU  MINISTÈRE  DU  COMMERCE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’appui de l’Etat au secteur privé ne sera pas gratuit. Le consommateur Haïtien devra être récompensé par le secteur privé de cette preuve de bonne foi des institutions publiques en faveur des producteurs. Le Ministère du Commerce veillera à ce que le droit du consommateur soit respecté et que le support de l’Etat aille uniquement aux méritants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes les activités de production et de services, sans exception, seront répertoriées et soumises à une licence d’établissement et de fonctionnement. Et les contrevenants seront rigoureusement sanctionnés par les instances compétentes en la matière. Le Ministère du Commerce traquera systématiquement tous ceux qui voudront se déroger à leur obligation.  Par exemple, l’extension de la contrebande a pris dans le pays des proportions inquiétantes. L’Etat sévira contre ces malfaiteurs, car la contrebande est incompatible avec une société démocratique qui prescrit une égale opportunité pour tous.  Parmi le train de mesures qui seront adoptées pour enrayer le mal de la contrebande, il faut mentionner la formation d’une brigade spéciale anti-corruption.  Les biens entrés illégalement dans le pays seront confisqués par cette brigade quelque soit l’endroit où ils se trouveront. Ils seront ensuite transférés au Bureau National des Etats d’Urgence  (BNEU) qui versera 25% de leurs valeurs monétaires sur le marché local à la brigade anti-corruption, 25% au syndicat des douaniers et les 50% restants, au trésor public. Les contrebandiers et leurs complices coupables de tels forfaits seront passibles de peines de prison augmentées d’amendes très fortes selon le cas.     &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Ministère du Commerce n’aura pas pour autant une fonction répressive. Il jouera essentiellement un rôle d’animateur de l’activité économique et de la libre circulation des biens et des richesses. Pour aider le secteur industriel à atteindre un haut standard de performance, ce ministère créera un Institut de Contrôle de la Qualité (ICQ). Le rôle de cet organisme consistera principalement à vulgariser dans le secteur économique les standards de qualité atteints dans les industries d’outre-mer et les procédures utilisées. Il fera des comparaisons avec les performances locales et vulgarisera les améliorations obtenues par l’Institut de Recherche Technologique, l’IRT.  L’Institut de Contrôle de la qualité portera un accent particulier sur l’effort qui sera fait dans le domaine de l’emballage, du marketing et du développement des produits et de leur multiplication en rapport aux besoins et exigences des consommateurs locaux et étrangers.  C’est une institution qui collaborera étroitement avec le secteur privé et sera ouverte à des recommandations généralement  quelconques venant de tous les horizons. Toutefois, il sollicitera des producteurs le respect des performances moyennes obtenues dans la production locale et informera l’Etat sur les industries et les entreprises où aucun effort pour le progrès n’est ressenti.  En cela, il sera pour le consommateur local l’investigateur des produits sur le marché et un œil avisé de leur valeur marchande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En général, le Ministère du Commerce aura un regard très large en matière de services aux clients, fournis par le commerce, et aidera ce secteur à améliorer la qualité physique de la présentation des produits, et l’entraînement du personnel affecté à la vente. La vérité est qu’actuellement, l’accueil au client, que ce soit dans le privé ou dans le  public, est une tristesse.  C’est effrayant de voir dans une banque un caissier chasser un client sous prétexte qu’il l’ennuie. Et, le pire, c’est que ce genre de scène est courant. Dans certaines entreprises, la rebuffade est une règle dont le personnel se félicite de connaître toutes les ficelles.  Et ce qui n’a pas de nom, c’est que ces déplorables manières sont souvent sélectives. Le client qui est rabroué peut se voir automatiquement suivre par un autre qui est reçu avec le grand sourire. Quelle affaire! Le Ministère doit aider à un changement d’approche dans le secteur de la vente et du service en général.  Car, quand une entreprisse périclite, même quand cela est du à sa propre incompétence, c’est la nation toute entière qui perd quelque chose, aussi infime soit-elle. Il faudra encourager l’adoption dans le pays du principe que le client est roi. A tous les niveaux, la qualité devra être notre force. De toutes les façons, les Haïtiens qui viennent de l’extérieur n’accepteront pas ces procédés, après avoir connu autre chose ailleurs.  Cela sera un facteur important de changement d’attitude de la part des services qui voudront attirer cette nouvelle catégorie de clients.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous devons envisager d’avoir des structures exports-imports assez flexibles, afin de rendre l’échange des biens et des services avec l’étranger compatible avec notre effort de production  et la demande du marché local. En fait, à proprement parler, il n’y aura pas de barrières douanières, mais l’application d’un système de taxation sélective et temporaire affectant certains produits.  Ce système sera établi en mettant l’accent sur l’amélioration de la qualité des services au niveau des douanes, et par le droit qui sera reconnu aux usagers de poursuivre l’Administration des Douanes en cas d’insatisfaction et de frustration découlant de mauvais service. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La direction du commerce extérieur aidera largement les exportateurs à pénétrer le marché extérieur. Il prendra, en grande partie, la responsabilité de créer un climat d’affaire favorable dans les pays où il existe une concentration de population Haïtienne. Ces haïtiens ont un important pouvoir d’achat, dans certains cas, très supérieur à celui du marché local.  En fait, une campagne publicitaire sera entreprise pour positionner des produits –leader sur ces marchés.  Ces produits serviront de tremplin pour atteindre des segments plus larges du marché international. Cela marchera mieux dans les pays où la fraction de la population Haïtienne est importante et active.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DU  MINISTÈRE  DE  L’INTÉRIEUR.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rôle d’un ministère comme celui de l’Intérieur sera réduit dans la société fédérale démocratique, mais sera très important sous l’aspect de cohésion politique.  Ce ministère aura sous sa tutelle des agences fédérales telle que le Service Anti-drogue (SAD), et la Direction des Affaires Régionales (DAR). Cette dernière, par exemple, aura en particulier le rôle de coordonner et de superviser les polices communales, celles de la circulation, des forêts et d’autres services auxiliaires, et de veiller à ce qu’elles accomplissent, sans bavure, leur tache de protection de la communauté civile. Ce ministère sera aussi responsable de la sécurité du territoire et en cette matière travaillera en étroite collaboration avec les gouverneurs et les forces armées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MINISTÈRE  DE  LA  DÉFENSE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Forces Armées du pays seront placées sous la tutelle du ministère de la défense. Mais, les trois armées, la marine, l’armée de l’air et l’infanterie seront des institutions autonomes ayant une direction générale commune, le Haut Etat Major des Forces Armées d’Haïti.  Les Forces Armées redeviendront un corps professionnel et leur dignité sera rétablie devant la population. « La sécurité nationale étant tributaire du niveau de développement de la nation concernée, la première tache de défense nationale ne sera pas de fortifier une position mais de faire la chasse au sous-développement et à ses séquelles. Suivant ce concept, l’Armée, tout en protégeant les vies et les biens, aura rendez-vous dans les classes d’alphabétisation, dans l’érection des cités ouvrières, dans les champs à irriguer, sur les voies de pénétration à percer, dans les dispensaires et les hôpitaux à construire, sur les terrains de sport, partout où le bien-être du citoyen nécessitera ses connaissances, ses lumières, son courage moral et physique, son patriotisme.  C’est le prix à payer pour une totale imperméabilité dans la structure de défense du territoire Haïtien. » (Col. Himmler Rebus, Directeur de l’Académie Militaire)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des dispositions spéciales seront adoptées afin de faciliter le recrutement des femmes par les Forces Armées, et leur intégration dans les différents Corps Militaires. Les Forces Armées seront légalement protégées contre les interventions politiques des gouvernements et se consacreront à la protection du territoire national.  Les corps militaires seront logés dans des casernes modernes, et ils seront équipés de matériel adéquat qui devra leur permettre d’accomplir leur devoir, le cas échéant, avec le plus haut niveau de professionnalisme et d’efficacité,  Il  y aura des installations militaires dans les principales zones stratégiques du pays. Et en retour du service que le pays attendra des militaires, l’Etat garantira du simple recru au plus haut gradé de l’Armée, une excellente condition de vie et d’épanouissement. C’est ainsi qu’il sera envisagé de construire des hôpitaux, des écoles, des centres sportifs et de loisirs pour les militaires et leur famille.  Ensuite, le salaire des militaires sera ajusté sur le niveau de vie. Et après un état de service normal, le militaire aura droit pour sa retraite à une pension égale à la totalité de son dernier salaire. En plus, il sera envisagé des mesures spéciales visant à améliorer les conditions de vie des militaires à la retraite, et de ceux qui vivent actuellement dans la gêne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les premières mesures, la base Navale Hamilton KILLICK de Bizoton sera déplacée sur l’Ile de la Gonâve. Cette nouvelle base militaire hébergera également un corps d’élite d’infanterie et une brigade aéroportée. Ce sera également le siège de l’Ecole Militaire Charlemagne PERALTE. Dans cet établissement, les futurs officiers des différents corps de l’armée recevront une formation qui les préparera à l’exercice de leur tache civique. Le corps de génie apportera sa collaboration à l’œuvre de réaménagement territorial et des unités de l’armée seront entraînées à la tache de protection civile au cours de désastres. Dans une société démocratique, un militaire est respecté, non en raison de la force qu’il incarne, mais du fait que son métier de soldat est pour le civil un exemple de civisme, de discipline et d’un amour de la patrie qui va jusqu'au sacrifice suprême. Toutefois, la création d’une armée forte ne vise pas à préparer la guerre, mais à s’en protéger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A SUIVRE : DU MINISTÈRE DES  RELATIONS EXTERIEURES&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3016367606648721537-8179141543820271201?l=pmagloire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pmagloire.blogspot.com/feeds/8179141543820271201/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/v-le-ministre-de-la-production.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3016367606648721537/posts/default/8179141543820271201'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3016367606648721537/posts/default/8179141543820271201'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/v-le-ministre-de-la-production.html' title='V- LE MINISTÈRE DE LA PRODUCTION'/><author><name>Paul G magloire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00320525654322075982</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_SmBXUGV90iU/SUx7ef_uQmI/AAAAAAAAAAU/fFBgfdFHfzg/S220/DSC_7236a.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3016367606648721537.post-8654193922727520692</id><published>2009-01-10T17:07:00.000-08:00</published><updated>2009-01-10T17:09:32.838-08:00</updated><title type='text'>IV- DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DE LA POPULATION</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Construisons Ensemble un État Démocratique, Moderne et Prospère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Paul G. Magloire&lt;br /&gt;Décembre, 1986&lt;br /&gt;(PAGES RETROUVÉES IV)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DE LA POPULATION&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’ici quarante ans (2026) les statisticiens prévoient que la population Haïtienne sera le double de ce qu’elle est aujourd’hui, soit un peu plus de douze millions d’habitants.  Ce chiffre doit faire frissonner, car le pays n’est pas préparé à recevoir une telle affluence. Telle qu’elle est maintenant, la situation est déjà exécrable. Nous sommes, par exemple, très peu exigeants sur le plan sanitaire. Les lieux publics de nos villes sont de véritables foyers de malheurs.  Dans les marchés sauvages qui germent au hasard des quartiers, nous achetons de la viande et toutes sortes de nourriture souillée, lesquelles sont présentées dans des conditions malsaines et répugnantes.  Nous ne faisons pas trop grand cas d’être servi dans les bars, les restaurants et autres lieux de détente par un personnel ignorant des notions élémentaires d’hygiène et qui est, par conséquent, artisan involontaire de propagation de maladies.  Il y a aussi les maisons dites de tolérance qui dépravent la dignité de la femme et de l’être humain en général. Elles sont si répandues dans nos villes qu’elles concurrencent en nombre nos établissements scolaires.  Elles sont de véritables greniers à maladie. Et quoique nous soyons placés à l’index de la société internationale qui nous accuse d’être porteurs et propagateurs du Sida, nous restons complaisamment à regarder empirer la situation sanitaire du pays.  Il est temps que nous apportions un vigoureux changement à tout cela.  Les enfants de demain  devront hériter d’un monde plus propre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Ministère de la Santé Publique et de la Population prendra des mesures pour suppléer à cette carence de contrôle sanitaire dans les lieux publics.  Un programme d’urgence de construction de lieux d’aisance et de bains publics sera envisagé à l’échelle nationale. Beaucoup de mesures classiques, telles que campagne d’information audio-visuelle, application d’amende aux contrevenants, accompagneront et renforceront les mesures administratives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce ministère aura aussi pour responsabilité d’aborder le grand problème du déficit de l’alimentation des couches nécessiteuses de la population. Le déficit calorifique de 14% et protéique de 32% en moyenne par habitant, s’il persiste pourra entraîner une dégénérescence biologique du  peuple Haïtien ; la taille moyenne par habitant pourrait régresser dans le cas ou aucune mesure systématique ne viendrait rectifier cette faiblesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'à présent les soins de santé atteignent une portion très faible de la population haïtienne.  Bien que l’échelle des revenus et de l’éducation en s’améliorant doivent parallèlement contribuer au progrès de la généralisation des soins de santé, un effort de démocratisation traversera le secteur médical pour faciliter cette généralisation. Tout d’abord, un financement sur vingt cinq ans, à faible taux d’intérêt, sera offert à des médecins Haïtiens pour les aider à créer des centres hospitaliers dans les villes communales. Chacun de ces centres sera équipé d’unités de cliniques mobiles et d’ambulanciers pour desservir les sections communales avoisinantes.  Pour sa part, l’état fera des investissements importants dans la recherche pharmacologique et subventionnera la vente des médicaments pour les rendre accessibles à la masse des consommateurs à faibles revenus.  Dans cette optique, il n’est pas à écarter que l’Etat pourra envisager de nationaliser le secteur des produits pharmacologiques, dans le cas où il se formerait des zones de résistance hostiles à la  politique de l’abaissement général des frais de santé pour la population du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toute façon, les différents services des centres hospitaliers de l’Etat seront équipés de matériels adéquats. Les médecins de service dans les centres de l’Etat auront trois types de statut.  Il y aura les résidents en contrat temporaire. Les médecins engagés à plein temps dans des termes prévus par un contrat à terme. Et ceux qui offriront un quota de travail que cette dernière catégorie du personnel médical doit fournir, afin qu'en contrepartie il puisse bénéficier d’une réduction de 50% du taux de l’imposition sur le revenu. Il y aura aussi des médecins qui pourront offrir des services détachés à un hôpital ou à la santé publique.  Les médecins de cette catégorie pourront recevoir un quota mensuel de patients identifiés par l’Etat, dans des cliniques privées, à des coûts prévus légalement, où ils seront payés sur la base salariale des services hospitaliers publics.  Le Ministère de la Santé recevra les obligations payées par le secteur privé comme frais de couverture sanitaire aux salariés. Ces fonds serviront à payer les soins médicaux fournis aux salariés dans les cliniques privées, et le surplus sera affecté au budget de fonctionnement des hôpitaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Bureau National des Etats d’Urgence (BNEU) relèvera du Ministère de la Santé.  Ce bureau en dehors des problèmes occasionnés par les désastres aura d’autres fonctions importantes. Entre autres, il aura la tache de stabiliser les prix des produits agricoles et des autres produits de première nécessité; il s’occupera, en outre, de la réception de toute aide en nature venant de l’étranger. Il échangera les dons en nature destinés à d’autres organismes contre leur valeur monétaire sur le marché local.  Il pourra entreposer ces produits et en faire, quand il y a lieu, des dons en nature à des zones sinistrées ou nécessiteuses, procéder à des ventes ou à des achats de marchandises des coopératives commerciales des communes. C’est le BNEU qui sera appelé à approvisionner en produits les réfectoires des établissements scolaires des trois premiers cycles en accord avec le Ministère de l’Education Nationale. Ce mécanisme sera adopté dans le but de protéger la production domestique contre les flots de produits, qui par le circuit de l’assistance étrangère, arrivent sur le marché local.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Institut de Contrôle de la Pollution sera également placé sous la tutelle du Ministère de la Santé et de la Population. Cet institut (ICP) aura à livrer à toute entreprise en activité  sur le territoire, un certificat de contrôle qui lui permettra de trouver la licence communale d’autorisation de fonctionnement. L’objectif de l’ICP sera d’empêcher aux activités polluantes de se répandre dans le pays. C’est l’ICP qui aura aussi le contrôle de la pollution par le bruit.  En fait, il envisagera des mesures appropriées afin d’empêcher que les agglomérations urbaines deviennent le siège de sons bruyants que pourraient répandre les avertisseurs d’automobile, les dancings, les sectes religieuses et autres, aux heures tardives de la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DU  MINISTÈRE  DE  LA  JUSTICE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’une des institutions les plus décriées est l’Administration de la Justice.  Il n’en saurait être autrement dans un pays comme le notre qui porte une longue tradition de dirigisme étatique reposant sur l’arbitraire.  Dans l’optique démocratique, le Ministère de la Justice devra veiller à ce que tous les citoyens soient égaux devant la loi et qu’aucune personne ne puisse se sentir privilégiée par rapport à une autre. Dans notre démocratie le mot « Justice » retrouvera sa crédibilité et impliquera le même principe pour tous.  Ainsi, la loi garantira à tout citoyen le droit de porter plainte devant un tribunal compétent pour toute affaire dans laquelle il se jugera lésé, et d’obtenir réparation quand il y a lieu. La loi garantira aussi la liberté d’expression, de religion, d’opinion, d’association, de libre adhésion à un parti politique ou à un groupement quelconque.  Et l’habeas corpus sera acquis à tous les citoyens indistinctement. De sorte que le système ancien sera révisé. Les conditions de détention dans les prisons du pays relève de la barbarie pure et simple.  Elles sont incompatibles à un système démocratique qui reconnaît des droits même aux prisonniers condamnés. Le principe de l’incarcération est punitif, mais ne vise pas à dégrader l’être humain ou à détruire l’estime de soi chez un individu, en le soumettant à un régime carcéral avilissant. Et, l’horreur, les mesures les plus terribles sont appliquées contre des individus emprisonnés pour des délits d’opinion. La désaffectation des prisons centrales - qui sont actuellement situées au centre de la capitale et des villes de provinces - dans le but de créer des centres d’activité culturelles pour les jeunes, nous portera à envisager la construction de centres de détention plus adéquats en dehors des villes pour recevoir les personnes condamnées selon les lois du pays. Des centres de pré-détention pour accusés et prévenus seront également aménagés dans les commissariats de police communale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etre Haïtien doit devenir un fait sacré.  Aucune disposition légale ne pourra plus jamais proscrire un citoyen ou le priver de sa nationalité.  Ensuite, il faut mentionner que tout enfant dont l’un des parents est Haïtien sera et demeurera Haïtien quelque soit le lieu de sa naissance. De même la citoyenneté haïtienne pourra être attribuée à un enfant de parents étrangers né sur le sol haïtien.  Mais, il sera réclamé que cet enfant, arrivé à l’âge de majorité, produise une demande de confirmation de sa citoyenneté haïtienne pour faire valoir pleinement et entièrement ses droits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La reconnaissance de la double nationalité sera également allouée sans restriction à tout haïtien.  La nationalité d’option viendra se greffer à la nationalité haïtienne sans la supprimer. La possibilité pour un citoyen avec une double nationalité de se déclarer candidat à un poste électif quelconque existera, pourvu qu’il renonce à sa nationalité d’option trois mois avant la date des élections.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Ministère de la Justice envisagera de moderniser les fonctions d’officiers d’état civil, de notaires et d’arpenteurs, afin de les rendre plus aptes à répondre aux besoins d’une société démocratique. Ensuite, les anciens actes d’états civils seront revus, dans le but d’apporter de nécessaires corrections et de constituer des archives normalisées. Finalement les actes d’état civil seront désormais imprimés en français et en créole (Recto Verso) pour faciliter la compréhension des dispositions et la lecture des textes à la totalité de la population.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DU  MINISTÈRE  DE  L’ÉQUIPEMENT  ET  DE  L’AMÉNAGEMENT.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Ministère de l’Equipement et de l’Aménagement regroupera plusieurs organismes qui auront à agir de concert pour doter le pays d’une infrastructure moderne et appropriée.  On trouvera sous la tutelle de ce Ministère la Direction de l’Aménagement Territorial (DATE), la direction de l’Energie, la direction des Télécommunications, celle du logement, du transport et des organismes autonomes. Il y aura aussi l’Institut de Recherches Technologiques (IRT) et une institution de financement, la Société Générale des investissements (SOGI) qui joueront un rôle important dans le développement du pays. Une autre agence importante de ce Ministère sera l’Institut de Reforestation et d’Entretien de l’Environnement (IREE).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Ministère de l’Equipement et de l’Aménagement sera la pièce maîtresse dans la décentralisation des équipements du pays et la répartition équitable des infrastructures à l’échelle du territoire. Il y a beaucoup de régions qui sont très défavorisées en matière d’équipement et certaines sont même totalement oubliées.  Ce ministère s’empressera de prendre des dispositions favorables au développement de quatorze villes pour les rendre capables de jouer leur rôle de capitales régionales.  En outre, ce ministère aura à repenser l’armature urbaine de Port-au-Prince, reconditionner ses infrastructures et à en créer de nouvelles.  Cela sera nécessaire pour arriver à loger décemment la population de la capitale fédérale. Le plan d’aménagement territorial prendra en considération le découpage  juridique fédéral.  La fédération Haïtienne sera divisée  en quinze régions ; les régions seront divisées en communes et les communes en sections.  Les régions ne seront pas la reproduction des coupures départementales.  Les nouvelles délimitations juridiques seront des ensembles géographiques dont l’unité sera basée sur des critères d’affinité, de vocation et de complémentarité tant du point de vue social qu’économique.  Ainsi, ce découpage se fera sur la base de réalités concrètes. Il ne tiendra pas compte de considérations abstraites qui échapperaient, en général, au grand nombre et deviendraient une source de querelle et de nuisance. On peut mentionner qu’il existera la région de Fort-Liberté, du Cap-Haïtien, des Gonaïves, de Port-de-Paix, de Hinche, de Croix-des-Bouquets, de Mirebalais, de St Marc, de la Gonâve, de Petit-Gôave, de Jacmel, de Miragoâne, des Cayes, de Jérémie et de la capitale fédérale qui sera Port-au-Prince. L’un des objectifs du réaménagement territorial sera d’arriver à une distribution équilibrée de la population haïtienne pour les quarante prochaines années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’indice de la répartition démographique qui est prévue pour l’an 2026 sera une moyenne de trois cent mille habitants par capitale régionale, trente mille par ville communale et de sept mille personnes par village en dehors de la capitale fédérale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Ministère de l’équipement est appelé à participer largement à la restructuration de la communauté rurale et urbaine à coté des instances régionales et locales.  L’objectif de cette restructuration sera l’intégration harmonieuse de la communauté nationale à son environnement naturel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Institut de Recherches et de Technologie (IRT) sera habilité à établir les normes et standards en matière de construction civile et d’habitat urbain et rural. Il fera des recherches en matière de matériaux locaux pour trouver ceux qui sont susceptibles d’être substitués à ceux qui sont importés ou en voie d’épuisement. En exemple, le développement de la fabrique de briques d’argile pourrait amener ce matériau à remplacer le bloc de ciment dans la construction des maisons, ou sa substitution à l’asphalte pour le pavage des rues à faible circulation etc. En fait,  l’IRT aura des qualifications étendues à d’autres domaines de recherches tels que les méthodes et procédures et les standards d’évaluation dans plusieurs types d’activités, le développement de l’énergie solaire et d’autres énergies non conventionnelles à usage industriel ou domestique, l’inventaire de la pharmacologie traditionnelle, etc…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La direction du logement de ce ministère interviendra pour abaisser le coût du logement et améliorer les conditions et le style de l’habitat en milieu rural et urbain. Parce que la composante architecturale est un aspect important du logement, du fait que le comportement humain est intimement dépendant de son environnement. C’est en ce sens que le ministère de l’aménagement devra présenter aux mairies des recommandations en matière d’urbanisation.  Par exemple, il y a un manque navrant d’espaces verts et d’agréments naturels dans l’espace urbain du pays.  Il nous faudra construire beaucoup de jardins publics.  Ces éléments indispensables à la vie humaine ont une fonction paysagère; et  ils contribuent à la beauté des villes en offrant aux citadins l’avantage de précieuses possibilités de détente et de repos après les tracasseries journalières de la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’un des assesseurs du maire sera nommé commissaire du conseil foncier et d’aménagement de la commune (CFA). Ce fonctionnaire et ses services feront respecter les règlements, les normes et standards en matière de répartition, d’occupation de terrain, et de tenure de l’espace communal de sa juridiction. Il sera exigé à tout constructeur de soumettre au CFA de la juridiction concernée le plan d’un bâtiment avant sa construction. Toute habitation en milieu urbain devra être équipé d’électricité. L’électricité domestique sera payée sur une base forfaitaire, mensuellement, dépendant de l’importance des installations. Les compteurs électriques seront installés uniquement dans les bâtiments commerciaux et industriels.  Le coût de l’électricité dépendra de la région, de la zone et du quartier. Les petites unités de boulangeries et de blanchisseries installées dans les parcs industriels  recevront l’électricité à un prix modéré. Pour inciter ces types d’entreprises à se déplacer dans les parcs industriels, elles seront financées par la SOGI à des taux d’intérêts véritablement bas. Ces petites entreprises pourront utiliser des concessionnaires ou de petits comptoirs d’affaires dans les centres urbains. En fait, il sera très avantageux pour une blanchisserie de s’établir à si bon compte dans un parc industriel, de recevoir et livrer le linge à travers une chaîne de comptoirs disséminés à travers la ville. L’énergie représentant le secteur numéro un du gouvernement fédéral, d’importants investissements seront faits dans ce domaine pour doter le pays d’un réseau électrique desservant toutes les villes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dispositions antécédentes faciliteront ou rendront possibles les objectifs de l’Institut de Reforestation et d’Entretien de l’Environnement.  En effet, la principale cause de la déforestation du pays est la forte demande en bois de chauffage.  Les plus grands consommateurs de charbon de bois sont les familles qui vivent en milieu urbain ! Des enquêteurs estiment que chaque famille consomme l’équivalent d’un arbre par semaine soit à peu près soixante arbres par an. Les blanchisseries, les boulangeries, les fabricants de chaux vive forment la deuxième catégorie de consommateurs. A part son utilisation en tant que combustible, le bois est également très demandé en tant que matériau de construction. Le paysan use le bois pour le treillage de sa cahute, et il y a une grande utilisation de bois dur et de planches de fabrication locale dans les constructions urbaines. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne pourra freiner la destruction de la couverture verte du pays  sans offrir d’alternatives aux besoins de combustibles et de matériaux traditionnels de construction. La Direction de l’Energie envisagera d’importer pendant un certain temps, dans le port de Miragoâne, le bois brut et le charbon en vrac, des Etats-Unis et des pays de l’Amérique Latine.  Le bois brut sera vendu à des scieries, et le charbon mis en sac, sera vendu à des grossistes déjà établis dans ce commerce.  Le prix de ces produits sera subventionné, et le prix aux consommateurs finals sera fixé à un niveau très inférieur par rapport aux produits locaux.  En outre, les projets forestiers sporadiques sont tout à fait insuffisants. Il faut un programme systématique qui vise à mettre des structures intégrées de reforestation, de protection et d’entretien des forêts. Le déficit à combler pour atteindre une couverture forestière acceptable pour le pays porterait sur la plantation de cent cinquante millions  d’arbres sur une superficie d’à peu près  trois cent milles hectares.  On aura à atteindre ce palier sur une période raisonnable de quinze ans, à raison de dix millions d’arbres plantés à l’année. Ce sera l’occasion de lancer des programmes de repeuplement des vastes zones inoccupées actuellement. Il sera établi dans ces zones des unités d’exploitations forestières et d’élevage domestique. De telles unités, subventionnées au départ, dégageront par la suite suffisamment de revenus pour s’auto-entretenir. L’IREE sera un organisme doté de sources de revenu autonome. Son budget sera alimenté par les taxes sur les actes civils, d’une taxe à l’aéroport, et d’une taxe sur les factures douanières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La priorité des priorités de ce ministère sera d’équiper le pays d’un réseau électrique touchant toutes les villes.  Avec l’aide de l’Institut de Recherches et de technologie, l’énergie solaire finira par devenir la plus importante des sources alimentant ce réseau.  La politique d’exploitation de petites centrales hydro-électriques continuera à se développer  pour alimenter les petites localités et les villages. A la longue on arrivera à réduire considérablement la dépendance vis-à-vis du pétrole en introduisant dans le circuit urbain des unités de transport alimentées par l’énergie électrique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La SOGI sera un organisme de financement placé sous tutelle du ministère de l’équipement pour lui donner une autonomie d’action financière dans les secteurs qu’elle juge prioritaires selon les critères de son Ministère. La SOGI absorbera la ci-devant appelée Société d’Equipement National (SEN). Elle investira, de concert avec le secteur privé, pour équiper chaque capitale régionale d’un parc industriel. Cet organisme servira également à faciliter l’implantation au moins d’une unité industrielle dans chaque commune.  Les entreprises financées par la SOGI seront de petites unités à haute utilisation de main d’œuvre. Elle privilégiera celles qui transformeront les produits locaux ou la matière première locale, et celles qui seront engagées dans l’assemblage dans les  parcs industriels des villes.  Les entreprises créées  avec l’appui de la SOGI bénéficieront d’un ensemble de soutien de cet organisme durant une certaine période, afin de les amener au seuil de rentabilité. En contrepartie, la SOGI contrôlera le tiers des droits qu’elle cédera progressivement à la commune tout en réservant 10% des parts de propriété aux salariés de l’entreprise.  Donc, ce seront des entreprises mixtes à participation salariale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A SUIVRE : LE MINISTÈRE DE LA PRODUCTION&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3016367606648721537-8654193922727520692?l=pmagloire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pmagloire.blogspot.com/feeds/8654193922727520692/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/iv-du-ministre-de-la-sant-et-de-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3016367606648721537/posts/default/8654193922727520692'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3016367606648721537/posts/default/8654193922727520692'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/iv-du-ministre-de-la-sant-et-de-la.html' title='IV- DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DE LA POPULATION'/><author><name>Paul G magloire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00320525654322075982</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_SmBXUGV90iU/SUx7ef_uQmI/AAAAAAAAAAU/fFBgfdFHfzg/S220/DSC_7236a.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3016367606648721537.post-7294757840911272286</id><published>2009-01-10T16:23:00.000-08:00</published><updated>2009-01-10T16:46:58.829-08:00</updated><title type='text'>III- RÉFORME DES INSTITUTIONS ADMINISTRATIVES</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;PROSPECTIVES POUR UNE RENAISSANCE HAITIENNE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Construisons Ensemble un État Démocratique, Moderne et Prospère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Paul G. Magloire&lt;br /&gt;Décembre, 1986&lt;br /&gt;(PAGES RETROUVÉES III)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;III- RÉFORME DES INSTITUTIONS ADMINISTRATIVES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les institutions administratives actuelles ont été conçues avec des objectifs politiques bien définis: la centralisation, la répression et la dépendance vis-à-vis de l’étranger. Il ne peut échapper à personne que toutes les décisions sont prises à Port-au-Prince. Les administrateurs dans les autres départements du pays sont de simples figurants qui dépendent du pouvoir central et le pouvoir central est au palais national. D’autre part, si l’administration publique n’a aucune autorité réelle, elle est pourtant utilisée par le pouvoir central comme un outil terrible de répression. Par exemple, tous les postes de l’administration publique sont politisés, à un point tel, qu’aucun fonctionnaire de l’Etat ne saurait faire carrière s’il n’a d’attaches au palais national ou, tout au moins, un parrain, qui lui-même est fort au palais.  Pour parfaire ce système répressif, les penseurs de l’administration publique haïtienne ont établi un mécanisme d’une grande efficacité. C’est le système des frais dans l’administration publique. La rémunération des fonctions est maintenue à un niveau dérisoire, de sorte que le fonctionnaire de l’Etat pour avoir des revenus décents, doit avoir d’autres rentrées. S’il se montre conciliant et soumis à son patron administratif,  ou s’il a la recommandation d’un parrain, il peut obtenir des frais, lesquels sont, des fois, trois fois supérieurs au salaire de base.  Pas besoin de se demander si un tel mécanisme de soumission permet au pouvoir central d’obtenir de l’administration publique une obéissance aveugle. Enfin, il n’y a aucune difficulté, alors, pour le pouvoir en place à devenir le maître des vies et des biens, à piller sans réserve le trésor public avec la complicité agissante ou passive des fonctionnaires de l’administration publique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’administration publique a également la fonction de maintenir la dépendance vis-à-vis des pays étrangers.  En grande partie, la fonction publique exige à certains postes des qualifications qui ne sont pas assurées par les écoles haïtiennes. Cela n’est pas un fait innocent. On pourrait préparer ces qualifications à des coûts plus bas dans le pays.  Mais cette distorsion entre les exigences de la fonction publique (plus spécialement pour les postes les mieux rémunérés) et la formation fournie dans nos écoles, est encouragée par la volonté manifeste d’abaisser la confiance de l’Haïtien dans l’éducation locale, et par voie de conséquence, d’accepter une certaine supériorité naturelle de l’étranger sur le national. C’est une situation courante dans les anciennes colonies qui, quoiqu’indépendantes, sont conservées sous tutelle des puissances étrangères par des mécanismes occultes. En général, les cadres formés à l’extérieur cherchent à faire valoir ce qu’ils ont appris, ce qui est tout à fait normal ; mais ils ne sont pas toujours préparés à comprendre  la réalité locale. Très peu arrivent à faire l’effort d’ajuster les connaissances acquises à l’extérieur à la réalité haïtienne. Nous conviendrons que le système actuel n’exige pas cela non plus, au contraire ! Ainsi, il naît une certaine impatience et une frustration qui réduisent l’efficacité de ceux qui pensent que les choses ici devraient fonctionner comme ils ont vu cela se faire outre-mer. Ce dernier aspect a atteint un niveau caricatural de nos jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’administration haïtienne est marquée d’une incohérence pratique. Les critères de choix et d’action correspondent très peu aux nécessités de la réalité locale. Il y a une absence totale de pragmatisme chez les cadres; lequel pragmatisme exigerait de considérer ce qui est fait, de corriger quand il y a lieu et de continuer. De préférence, l’administration du pays est écartelée entre les courants d’inspirations diverses venus de différents pays étrangers. Nous sommes à un point où nous devons nous dire qu’il est temps de redéfinir les institutions haïtiennes et concevoir un système cohérent qui correspondra à nos aspirations et répondra à nos besoins. Cette nouvelle vision d’ensemble sera un avantage tant pour ceux qui ont été préparés dans les écoles à l’étranger que pour ceux qui, en dépit de certaines lacunes, ont acquis de l’expérience sur le tas. Il y a certainement des acquis qu’il ne faudra pas effacer du revers de la main, par une volonté de repartir à zéro. Il faut continuer vers l’avant et non reculer.  L’harmonie du prochain système sera le produit entre un mélange équilibré des expériences passées et une sensibilité pour la création du devenir. Il est certain que la fonction publique devra se moderniser, mais la modernité ne sera pas visée en tant que finalité.  Nous devons opter pour des moyens modernes afin d’assurer au pays son indépendance, à notre société une démocratie et le bien-être à notre peuple.  La priorité des priorités sera donc l’union pour le progrès et à cette tâche exaltante, tout citoyen conscient qui place le pays au-dessus de son intérêt personnel doit être convié à prendre part.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, il faut sortir le pays de l’arbitraire. Et il faut également établir une administration avec des normes démocratiques. Les décisions ne seront plus adoptées d’après une suite de préjugés et de parti pris. Les procédures administratives remplaceront les improvisations et il existera des standards pour évaluer les efforts des fonctionnaires, en fonction de principes articulés sur un système rationnel et cohérent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LES INSTITUTIONS FÉDÉRALES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le principal rôle du gouvernement fédéral sera d’organiser le pays, d’inciter le développement des activités civiles et de participer à la production des richesses et des biens nécessaires à la collectivité haïtienne. Il aura également à veiller à ce que les droits de l’individu soient respectés, à assurer la protection du territoire national et à maintenir des relations avec l’étranger dans l’intérêt de la communauté, l’épanouissement et le respect de la dignité du peuple haïtien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’administration fédérale pourra être composée d’une douzaine de ministères fédéraux présentés dans la liste suivante :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1-  Le Ministère du Progrès Economique et des Ressources Humaines.                                                                                                &lt;br /&gt;(Emploi, Condition de la famille et de l’enfance, Education permanente, Niveau de vie, SOGESSE, COTAM, PAM, Bien-être Social, OFATMA, ONA, Assurances, Travail Participatif).&lt;br /&gt;2-  Le ministère de l’éducation et de la Culture.&lt;br /&gt;      (Sport, Jeunesse, Loisirs, Programme de travail pour jeunes, CFP).&lt;br /&gt;3-  Le Ministère de la Santé et de la Population.&lt;br /&gt;                 (Alimentation, Sanitaire, GNEU, ICP).&lt;br /&gt;4-  Le Ministère de la Justice.&lt;br /&gt;5-  Le Ministère de l’Equipement et de l’Aménagement.&lt;br /&gt;(Energie, Logement, Transport, Télécommunications, Construction,  Aménagement, IREE, SOGI, IRT).&lt;br /&gt;6 -  Le Ministère de la Production.&lt;br /&gt;                   (Agriculture, Elevage, Pêche, Artisanat, Industrie, Mines, CAP)&lt;br /&gt;7-   Le Ministère du Commerce.&lt;br /&gt;                    (Exportation, Importation, Commerce Intérieur, ICQ).&lt;br /&gt;8-   Le Ministère de l’Intérieur.&lt;br /&gt;                      (Sécurité, Police, SAD, SAC, DAR)&lt;br /&gt;9-    Le Ministère de la Défense.&lt;br /&gt;10-   Le Ministère des Relations Extérieures et Religieuses. .           &lt;br /&gt;(Immigration, Emigration, Tourisme, Maisons Haïtiennes à l’extérieur, Coopération, ONG).&lt;br /&gt;11- Le Ministère de l’Economie et des Finances.&lt;br /&gt;(Budget, Trésor, Banque Fédérale, Direction des Douanes, Postes, DIGIT)&lt;br /&gt;12-  Le Ministère de la Présidence.&lt;br /&gt;       (Coordination et Information, Documentation, DORGE, DRA)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                  ****************************************************************&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SOGESE : Société Générale de Service.&lt;br /&gt;COTAM : Compagnie des Travailleurs Mobiles.&lt;br /&gt;CFP :         Commissariat à la Fête Populaire.&lt;br /&gt;BNEU :     Bureau National des Etats d’Urgences.&lt;br /&gt;PAM :        Programme anti-misère.&lt;br /&gt;ICP :           Institut de Contrôle de la Pollution,&lt;br /&gt;IREE :        Institut de reforestation et d’Entretien de l’Environnement.&lt;br /&gt;SOGI :        Société Générale des Investissements.&lt;br /&gt;IRT   :         Institut de Recherches Technologiques&lt;br /&gt;CAP :          Centre d’Appui à la Production.&lt;br /&gt;ICQ :          Institut de Contrôle de la Qualité.&lt;br /&gt;SAD :          Service Anti-drogue.&lt;br /&gt;SAC :          Service Anti-Contrebande.&lt;br /&gt;DAR :          Direction des Affaires Régionales.&lt;br /&gt;ONG :          Organisation Non Gouvernementale.&lt;br /&gt;DIGIT :        Direction Générale  des Impôts et Taxes.&lt;br /&gt;DORGE :     Direction d’Ordonnancement Général.&lt;br /&gt;DRA :          Direction de la Réforme Administrative&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DU MINISTÈRE DU PROGRÈS ÉCONOMIQUE ET DES RESSOURCES HUMAINES            &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Ministère du Progrès Economique et des Ressources Humaines aura la noble tâche de travailler à l’amélioration permanente de la qualité de la vie, telle qu’elle est définie par l’Organisation Mondiale de la Santé.  « C’est un mode d’existence résultant des effets combinés de l’ensemble des facteurs dont dépendent la santé, le bonheur (y compris le bien-être dans le milieu physique et un métier satisfaisant) l’éducation, la réussite sociale et les acquis de l’esprit, la liberté d’action, la justice, l’absence de toutes oppressions ».                                   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce Ministère relèvera la Direction de l’Emploi et du Travail. Il y a beaucoup à faire dans le pays pour améliorer les conditions de travail et d’emploi. Nous avons près de deux millions de personnes qui espèrent qu’après le 7 février, elles jouiront du droit au travail. Le fait d’adopter le système de décentralisation fédérative va permettre la création immédiate d’un nombre important d’emplois dans toutes les régions du pays. Cependant, la Direction de l’Emploi et du Travail doit veiller à ce que ces emplois assurent aux travailleurs des revenus capables de leur donner un niveau de vie décent. Il faut un changement quantitatif mais également qualitatif dans les conditions de travail et de l’emploi dans le pays. Cette Direction aura, entres autres responsabilités, celle d’aider chaque région à fixer un salaire minimum qui garantisse aux salariés le droit à une alimentation quotidienne, à un logement décent, à l’éducation de leurs enfants et à une assistance médicale adéquate le cas échéant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On dit qu’on reconnaît la valeur d’une société par son comportement vis-à-vis des enfants, des jeunes et des vieillards. Nous avons un problème dans notre société auquel il nous faudra trouver une solution rapide. Il est apparent que nos rues sont bondées d’enfants. Ils sont en guenilles et sans abris, livrés à eux-mêmes, à la merci des flots et des vents. Ils seront privés de tout et même d’un avenir, si la collectivité n’intervient pour leur en garantir un. Ce sont tous des enfants qui ont la même origine: la misère et ils attendent que nous leur tendions la main.  Leur sort ne laissera pas l’Etat indifférent ou du moins le nouvel Etat Social. La Renaissance se fera pour eux également et ils auront leur place dans une société plus juste. Il existera un Programme Anti-misère pour secourir les enfants abandonnés et les vieillards sans secours. Ce programme sera lancé par le Ministère des Ressources Humaines et du Progrès Economique et Social, en collaboration avec des Organismes religieux. Dans les zones de repeuplement, de jeunes couples recevront l’aide de l’Etat pour construire une maison et une unité de production agro artisanale et ces couples recevront des enfants dont ils deviendront les parrains et marraines. Ces enfants seront éduqués jusqu'à l’âge où ils pourront apprendre un métier et vivre de leurs propres moyens. Le même procédé sera adopté en ce qui concerne les vieillards à qui on apprendra un petit métier, comme la préparation du fromage ou de la liqueur, ce qui leur permettra de se rendre utile dans leur nouvelle famille. Ceux que la maladie, l’infirmité ou un trop grand âge ne permettraient pas de rejoindre ces cadres familiaux seront reçus dans des hospices ou tout autre lieu qui sera tenu pour eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Afin que le système fédéral puisse offrir une certaine cohérence, le Ministère des Ressources Humaines et du progrès économique et social publiera, pour toute la fédération, le calendrier annuel et l’horaire des activités publiques journalières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Administration gouvernementale travaillera dans une journée de deux temps : 8 -12 A.M.  et   2 – 6 P.M. soit 8 heures/jour, du lundi au vendredi.&lt;br /&gt;La journée dans le transport public sera de 6 heures : 6 – 12 P.M. ou 12- 6 P.M. ou encore 6 – 12 A.M. du lundi au samedi.&lt;br /&gt;La journée dans le secteur commercial sera de 6 heures également : 7 A.M. - 01 P.M. ou 3 -10 P.M. du lundi au samedi.&lt;br /&gt;Les temps légaux dans les entreprises de production seront de longueurs inégales :        &lt;br /&gt;Journée de 8 heures : 7 – 12 A.M.  et 1 – 4 P.M.&lt;br /&gt;             Journée de 5 heures : 4 - 9 P.M.,  9P.M. – 2 A.M. ou encore 2 A.M. – 7 A.M.&lt;br /&gt;Les écoles fonctionneront en deux périodes : 7 A.M. – 1P.M et 4 P.M. -10 P.M.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les régions établiront l’horaire pour les autres activités en fonction de leur réalité spécifique. Ce calendrier est établi sur des critères de coordination et il devra permettre la circulation de la population, créer une interaction entre les différents segments de la population active et permettre aux jeunes de travailler tout en allant à l’école.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Société Générale des Services (SOGESE) relèvera du Ministère des Ressources Humaines et du Progrès Economique. Ce sera une société mixte à participation salariale, c'est-à-dire que dans une telle entreprise, une partie des droits de propriété de l’entreprise appartiendra aux salariés. L’action de la SOGESE se situera au niveau des villages où elle organisera des micros entreprises individuelles de service.  Elle lancera un programme « Bon Départ » qui offrira des opportunités à des jeunes animés de l’esprit d’entreprise. Ces jeunes, avec l’aide de la SOGESE, recevront une formation en gestion de micro entreprise et ils s’établiront ensuite dans les villages où la SOGESE leur assurera un revenu de base en leur fournissant des contrats avec l’Etat, tels que :&lt;br /&gt;Service Postal et Télégramme.&lt;br /&gt;Programme de formation pour adulte appliquée à la production.&lt;br /&gt;Programme de formation permanente des cadres du village.&lt;br /&gt;Vulgarisation technique en matière d’hygiène, de santé, d’environnement, d’alimentation, d’activités sportives et culturelles etc.…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’unité de la SOGESE pourra utiliser des moyens audio-visuels dans ce genre d’activité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque sociétaire de la SOGESE devra faire un effort d’imagination pour multiplier ses services aux membres du village. Et il trouvera pour y arriver l’aide constante de la maison mère, qui prendra en charge sa formation permanente, le fera participer à des séminaires et à des colloques d’échanges d’expériences. Les services que pourront offrir les petites unités villageoises de la SOGESE seront innombrables : tels que projection cinématographique, publicité, service de photographie etc.… La SOGESE sera une pépinière d’entrepreneurs. Après un ou deux ans dans le village, les membres des unités seront encouragés, en fonction de leur formation et de leur orientation, à participer à une entreprise plus importante par un autre organisme de l’Etat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE MINISTÈRE  DE  L’ÉDUCATION  ET  DE  LA  CULTURE&lt;br /&gt;Le Ministère de l’Education et de la Culture aura la responsabilité d’organiser l’éducation à l’échelle du pays.  Il sera compétent pour les affaires culturelles, sportives, de loisirs, d’emploi pour jeunes et d’organisation de fête populaire à titre d’animateur privilégié.  Il est du ressort du Ministère Fédéral de l’Education de publier un code scolaire pour définir l’éducation nationale et normaliser la profession d’enseignant.  Néanmoins, pour préserver la libre compétition entre les régions, ces derniers garderont le droit de définir le contenu de leur programme éducatif selon des standards d’équivalence établis dans le code scolaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre collectivité vit une époque de son histoire où elle doit assumer la responsabilité de redéfinir le bien, le vrai, le beau.  Nous vivons une époque  de confusion dangereuse.  Il nous faut des certitudes. Donc, il s’agit pour nous de trouver un système de référence solide qui pourra nous redonner la foi en l’avenir. L’éducation devra finalement permettre à l’individu d’améliorer sa vision du monde, d’être en mesure demain  de travailler pour obtenir les meilleures conditions possibles à l’épanouissement de sa vie. L’éducation devra également préparer l’individu à devenir un élément coopératif susceptible d’aider au développement de sa communauté et de l’humain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour répondre à nos besoins de développement, le schéma de la formation classique inclura un nombre important de niveaux d’études qui permettront aux planificateurs de compter sur des segments de population scolarisée pouvant recevoir certains types de formation sur une période plus ou moins courte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le schéma de la formation classique sera à six (6) niveaux et d’une durée d’au moins vingt et une (21) années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            (2 années)  -  Jardin d’enfants.&lt;br /&gt;            (5 années)  -  Ecole primaire.&lt;br /&gt;            (3 années)  -  Ecole élémentaire.&lt;br /&gt;            (3 années)  -  Ecole moyenne.&lt;br /&gt;            (2 années)  -  Collège&lt;br /&gt;            (6 années)  -  Université.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce schéma de l’école classique sera compatible avec la formation technique.  Celui qui se destine à une formation technique pourra, après le niveau élémentaire, rentrer dans une école moyenne des Arts et Métiers et commencer une formation technique.  Les cinq années d’étude dans une telle école conduiront au grade d’ouvrier spécialisé.  Il ou elle pourra poursuivre ses études à l’école polytechnique pour l’obtention, après deux années, du grade de technicien licencié, deux autres l’amèneront au grade supérieur de Maîtrise technique; en dernier lieu il y aura le grade de Docteur ès sciences dont les pré requis varieront avec le métier.  Le postulant à un diplôme technique pourra également, après l’école moyenne classique, faire le collège technique et entrer à l’école polytechnique pour l’obtention des grades successifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le système de formation classique, après le collège, l’université préparera les étudiants à la licence ès Art,  Maîtrise ès Art et au Doctorat ès Art, à peu près dans le même temps qu’à l’école polytechnique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le transfert du système en cours au nouveau système se fera à plusieurs niveaux, et, après cinq ans, seul le nouveau système sera en usage.  De l’ancien système, on pourra passer de la classe de huitième à l’école élémentaire du nouveau système; de la classe de cinquième à l’école moyenne, ou à l’école des Arts et Métiers; de la classe de rhéto à la première année de collège classique.  Mais, on passera, indifféremment, de la rhéto ou de la philo à la première année de collège technique. Les cours reçus dans l’ancien système universitaire seront interprétés en crédits pour  faciliter une équivalence par nombre de crédits aux différents grades du nouveau système.  L’entrée à l’école polytechnique à un niveau  supérieur à la première année sera rendue possible également par crédits d’équivalence et des tests techniques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Ministère fédéral aura la responsabilité de mettre au point un système de recyclage permanent du personnel du corps enseignant. Il envisagera de remplacer, à long terme, le matériel pédagogique importé par un matériel pédagogique indigène, produit par le corps enseignant et financé par l’Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Traditionnellement, l’Etat Haïtien avait donné, de la base jusqu'à l’université, une éducation complètement gratuite à une minorité, et la grande masse des enfants n’avait pas eu droit même à une formation scolaire de niveau primaire. Cette masse constitue aujourd’hui cette grande partie de la population qui est analphabète.  Il y aura un changement radical par rapport à cet injuste procédé adopté dans le passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Considérant que l’Etat Haïtien n’a pas les moyens financiers de rendre l’éducation gratuite pour toute la population scolaire, il choisira d’étendre à tous les enfants du pays une formation scolaire jusqu’au niveau de l’école élémentaire. De son coté, la commune prendra à charge le jardin d’enfants, et l’école primaire et élémentaire fonctionneront à la charge de la fédération.  Ensuite, les écoles localisées dans les quartiers économiquement faibles seront équipées de réfectoires, lesquels serviront un repas chaud aux enfants tous les jours. Les établissements scolaires serviront le soir de centre d’alphabétisation permanente pour adultes. Les centres seront placés sous la responsabilité d’institutions religieuses, de jeunes, de femmes ou de toute autre association civile engagée dans l’alphabétisation des adultes.  La qualification de ces institutions sera contrôlée par le Ministère Fédéral qui leur fournira un encadrement technique et une subvention financière. Des élèves de la formation classique, à partir de l’école moyenne, pourront solliciter des bourses d’étude de l’Etat. Cette bourse sera financée par l’Etat, mais en contrepartie le boursier devra fournir un quota de travail à un centre d’alphabétisation. La demande de bourse devra être accompagnée d’un certificat de formation, comme moniteur en alphabétisation, délivré par une institution engagée dans l’alphabétisation des masses et dûment reconnu par l’Etat. Les bourses accordées par le Ministère, aux élèves, seront d’une valeur capable, au-delà des frais scolaires, de couvrir les besoins de l’élève  en général&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Ministère fournira des bourses également aux élèves des écoles des Arts et métiers. De même, ces boursiers auront à fournir en retour un quota de travail comme apprenti à un atelier de métier  ou comme porteur de courrier dans un service de l’Etat, comme la poste, la douane, la Teleco etc.… Les ateliers de métier seront des annexes des Ecoles des Arts et Métiers. Ils seront organisés avec l’aide de pays étrangers sur une base de coopération intitulée « Coopération du troisième âge ». Ce programme implique que l’Etat Haïtien sollicitera de certains pays avancés d’encourager la venue en Haïti d’hommes de métier à la retraite qui pourront, sur une base de rémunération partielle, offrir un encadrement technique aux ateliers de métiers. Et ils pourront également participer à la formation des ouvriers spécialisés dans les écoles des Arts et Métiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Etat garantira aux directeurs d’école déjà établie, et aux associations de professeurs un financement sur un terme de vingt cinq années (25) et à un taux très bas pour les encourager à rénover et à ouvrir des établissements scolaires pour le niveau moyen, collège, et universitaire.  Les écoles de ce niveau seront soumises à l’impôt sur le revenu comme toute autre entreprise.  Cela permettra d’éviter la création de superprofit dans ce secteur au détriment de la qualité de l’enseignement. Néanmoins, les recettes obtenues d’une école sur la base d’impôt, seront retournées à cette école en paiement de l’écolage des boursiers de l’Etat. Tout établissement scolaire devra participer à l’équipement de la bibliothèque de sa commune.  Cette participation se traduira financièrement par une contribution mensuelle et par élève que chaque établissement scolaire versera à la caisse de la bibliothèque de sa commune. En retour, les directeurs des établissements scolaires constitueront les deux tiers (2/3) des voix de l’assemblée générale et la commune l’autre tiers (1/3) de l’assemblée générale qui élira le conseil d’administration qui gèrera la bibliothèque communale. En dehors des livres et des salles de lecture, chaque bibliothèque sera équipée d’une collection de disques et de bandes sonores et d’une salle d’audition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Ministère fédéral de l’éducation réquisitionnera les bâtiments qui logent les prisons au milieu de certaines villes. Ils seront désaffectés et transformés en maison de jeunes. Ces bâtiments rénovés accueilleront les centres d’animations culturelles, sportives et la bibliothèque communale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La direction sportive du ministère encouragera et facilitera la vulgarisation des activités sportives à l’échelle du pays.  Le secteur privé sera invité à créer des centres olympiques dans les capitales régionales. Les échanges culturels et sportifs entre les régions et avec l’extérieur resteront du ressort du comité olympique fédéral, lequel sera une institution autonome. Et ces échanges seront accélérés avec  la République Dominicaine et d’autres membres de la communauté caraïbéenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme l’éducation en général, l’enseignement supérieur sera planifié dans l’objectif d’accélérer le progrès de la collectivité et de répondre à nos aspirations démocratiques.  L’un des problèmes qu’il y aura à résoudre d’urgence sera la distorsion qui existe entre les offres de travail sur le marché, leur exigence de qualification et l’éducation dispensée dans les établissements d’études supérieures. Pour combler cette lacune, source de frustrations de toutes sortes, le secteur public arrivera à une coordination avec le secteur privé, et ensemble ils pourront offrir un système de formation classique et technique de qualité, qui convergera vers la satisfaction immédiate des offres d’emplois des secteurs d’activité du pays. Le contenu de cette éducation devra non seulement munir l’étudiant d’une capacité pratique, mais elle devra aussi valoriser l’individu à l’échelle de son monde et de sa culture.&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;L’Université d’Etat d’Haïti deviendra autonome et sera aménagé dans un site de la région de Mirebalais. Les bâtiments qui actuellement logent les facultés de Port-au-Prince serviront à recevoir des collèges du cinquième cycle.  Les locaux des casernes de la base Hamilton Killick à Bizoton seront également réaménagés afin de recevoir l’Ecole Polytechnique Autonome d’Haïti.  Cette école polytechnique dispensera des cours supérieurs de technologie appliquée. Elle assurera aussi la formation d’étudiants en police et investigation jusqu’au niveau de brevet d’officier, dans un cycle de trois années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il faut souhaiter une Haïti de demain démocratique et fière, il faudra montrer une volonté profonde de changer l’orientation de l’éducation des cadres qui auront à gérer les institutions démocratiques. Il n’y a pas à avoir peur de l’avenir, nous pouvons l’inventer à partir de nos aspirations d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A SUIVRE : DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DE LA POPULATION&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3016367606648721537-7294757840911272286?l=pmagloire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pmagloire.blogspot.com/feeds/7294757840911272286/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/iii-rforme-des-institutions.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3016367606648721537/posts/default/7294757840911272286'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3016367606648721537/posts/default/7294757840911272286'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/iii-rforme-des-institutions.html' title='III- RÉFORME DES INSTITUTIONS ADMINISTRATIVES'/><author><name>Paul G magloire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00320525654322075982</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_SmBXUGV90iU/SUx7ef_uQmI/AAAAAAAAAAU/fFBgfdFHfzg/S220/DSC_7236a.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3016367606648721537.post-3666610773962169213</id><published>2009-01-10T16:14:00.000-08:00</published><updated>2009-01-10T16:20:34.457-08:00</updated><title type='text'>II- LES STRUCTURES FÉDÉRATIVES</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Construisons Ensemble un État Démocratique, Moderne et Prospère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Paul G. Magloire&lt;br /&gt;Décembre, 1986&lt;br /&gt;(PAGES RETROUVÉES II)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EN GUISE D’AVANT PROPOS.- (09/09/09)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD-2!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous encourageons nos lecteurs de continuer à nous envoyer leurs remarques et suggestions. Cependant, nous ne sommes pas en mesure de répondre à chacun de vous individuellement. Nous chercherons, quand il y a lieu, à répondre aux questions qui ne sont pas couvertes par le texte originel de 1986. Nous vous saurons gré de comprendre que ce texte a été rédigé dans un environnement sociopolitique très différent, et cherchait à articuler les revendications de l’heure. Le pays venait de vivre 29 années de dictature pendant lesquelles la population était privée du droit d’expression minimum, et d’aspiration au bien-être. Dans les zones rurales une grande misère se répandait et les bidonvilles se remplissaient.  Le peuple avait le sentiment d’être abandonné à son sort et le désespoir portait les gens de tout âge, hommes et femmes à prendre la mer en masse, même au risque de se noyer ou de se faire dépecer par les requins. Ils voulaient un changement, un pouvoir décentralisé qui ne serait pas concentré dans la république de Port-au-Prince. Ils voulaient voir la fin d’un régime terroriste qui ne donnait aucune valeur à la vie humaine et était prêt à tout pour garder le pouvoir et ses privilèges. Il voulait un état responsable, protégeant la vie et les biens et établissant un environnement économique et politique favorable à la création d’emplois afin de permettre à chaque citoyen de gagner sa vie dans la dignité. Il voulait d’un gouvernement qui ne les obligerait pas à vendre leur conscience afin de trouver quelques sous pour se nourrir dans la journée. Mais depuis, nos dirigeants soit n’ont pas été capables de répondre à ces revendications ou ont choisi tout bonnement d’ignorer leur existence. Car, quand on regarde l’état des choses aujourd’hui on aurait peine à croire qu’il y a eu le 7 février 1986. La majorité de la population végète dans une misère tellement abjecte qu’on peine à trouver un signe d’amélioration par rapport à la situation d’il ya vingt ans. Tout au contraire, la situation s’empire et pourrait atteindre bientôt, au rythme où vont les choses, le seuil de l’intenable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1987, la Constitution avait été adoptée. Nous croyions à l’époque et continuons de croire encore que si certaines de ces propositions avaient été adoptées, un cadre démocratique bien meilleur et plus efficient aurait été établi dans le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II- LES STRUCTURES FÉDÉRATIVES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Constitution pourra entériner un système de démocratie fédérative. Dans ce système, il existera trois niveaux de pouvoir : fédéral, régional et  local. Les pouvoirs réservés au gouvernement fédéral ou national seront très importants. Il aura le droit de faire la guerre, de nommer les ambassadeurs, de signer des traités, de lever des taxes, d’emprunter de l’argent, d’émettre de la monnaie et de régulariser leur valeur, de régler le commerce entre les régions, (de distribuer l’électricité qui était techniquement à l’époque un monopole naturel) et de maintenir le système postal. Tous les autres pouvoirs seront détenus par les gouvernements régionaux et ceux des communes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;GOUVERNEMENT FÉDÉRAL&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernement fédéral sera composé de quatre pouvoirs : le Législatif, l’Exécutif, le Judiciaire et l’autorité de Supervision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Pouvoir Législatif sera constitué par la chambre fédérale des Députés siégeant à Port-au-Prince. La durée du mandat des députés sera de quatre ans et le Député jouira de l’immunité parlementaire durant toute la durée de son mandat. La chambre fédérale aura le pouvoir de voter des lois, de ratifier les accords et les traités avec l’étranger. Elle aura également le pouvoir d’enquêter sur les activités du gouvernement et d’interpeller les membres du gouvernement sur des aspects de leur gestion, quand elle jugera cela nécessaire. (Il était prévu un système avec une  chambre unique. Car, il fallait faire l’économie de la chambre du Senat pour payer les coûts du pouvoir de Supervision.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le président sera le premier responsable de l’Exécutif et le chef supérieur des forces armées d’Haïti. Il sera assisté dans ses attributions par un Vice-président. (Ce système ne prévoyait pas de Premier Ministre. La stabilité du pouvoir Exécutif reposait sur un Vice-président qui pouvait remplacer le Président en cas d’incapacité, pour une raison ou pour une autre.) Le Vice-président sera, de fait, le président de la Chambre Fédérale des Députés. Le président sera élu pour un mandat de cinq ans non renouvelable.  En cas de décès, de démission ou de destitution, le président sera remplacé automatiquement par le Vice-président qui portera le mandat à son terme et un autre Vice-président sera élu par la Chambre des Députés. Le Président fera appliquer les lois et dirigera un cabinet ministériel composé de ministres et de secrétaires d’Etat. La moitié des membres du cabinet ministériel sera choisie par l’Exécutif parmi les députés de la Chambre et l’autre moitié sera à l’entière discrétion du président de la Nation.  Cependant, les autres membres du cabinet ministériel ainsi que les directeurs de l’administration publique seront soumis à un vote d’approbation de la Chambre Fédérale.  Le président de l’Exécutif, une fois élu, aura le droit de nommer les ambassadeurs dans la limite des deux tiers de l’effectif des postes.  La nomination de l’autre tiers sera réservée à la Chambre Fédérale sur recommandation de l’Exécutif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Pouvoir Judiciaire sera assuré par trois cours de justice : la Cour d’Assise, la Cour d’Appel et une Haute Cour de Justice.  La fonction de juge sera élective. Elle ne pourra être rendue vacante que dans le cas exceptionnel de décès, de démission ou de destitution. La destitution d’un juge ne sera obtenue que par l’organe législatif de sa  juridiction et uniquement dans les cas qui seront prévus par la loi. Les juges auront le pouvoir d’appliquer la justice et d’interpréter la loi.  La plus haute instance judiciaire du pays sera la Haute Cour de Justice.  Chaque région aura le privilège d’élire un grand juge qui recevra le vote de la chambre fédérale pour devenir membre de la Haute Cour de Justice. De son côté, la Haute Cour de Justice élira parmi ses membres, un président, un secrétaire et un rapporteur. Seule la Haute Cour de Justice pourra interpréter la constitution et accorder à la Chambre Fédérale un permis pour présenter une proposition d’amendement. Toute décision adoptée par la Haute Cour de Justice sera sans appel.  De même, toute loi votée par la Chambre Fédérale pourra être déclarée illégale par la Haute Cour de Justice, si celle-ci juge que cette loi s’oppose à un principe fondamental de la constitution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Une autorité de Supervision sera attribuée par la constitution à un conseil formé des gouverneurs des différentes régions du pays.  L’Autorité de Supervision pourra approuver et faire des recommandations sur les lois. Dans le cas, par exemple où une proposition de destitution du président sera formulée par la Chambre Fédérale, il sera réservé à l’Autorité de Supervision de convoquer le Conseil Supérieur de la Fédération qui lui-même pourra statuer sur la décision à adopter, entendre la plainte et la défense, rendre le verdict. Le Conseil Supérieur de la Fédération sera une instance judiciaire temporaire, composée de la majorité simple des membres des corps suivants : la Chambre Fédérale, la Haute Cour de Justice et l’Autorité de supervision.  Le Conseil Supérieur de la Fédération sera également la seule instance qui pourra voter un amendement constitutionnel. Cependant, tout amendement devra ensuite être entériné par les trois autres pouvoirs séparément et être ratifié par référendum national. Quand le Conseil Supérieur de la Fédération sera convoqué, il ne pourra statuer que sur le cas pour lequel il a été convoqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mécanisme de fonctionnement des quatre pouvoirs se fera de façon à créer un équilibre et une vérification continue entre les pouvoirs. Ainsi, les types de votes obtenus à la Chambre sur une loi auront une grande importance sur son temps de mise en application. Il y aura les votes ordinaires qui obtiendront la majorité simple, les votes de soutien qui impliqueront une majorité de deux tiers et les votes exceptionnels  pour une majorité supérieure à 80%.  Les lois votées à la Chambre Fédérale seront envoyées à l’Autorité de Supervision pour approbation.  L’Autorité de Supervision aura un délai pour approuver les lois. Dans le cas des lois qui auront obtenu un vote ordinaire à la chambre, le délai sera de quinze jours. L’Autorité de Supervision peut retourner la loi à la Chambre avec des recommandations.  Cela obligera la Chambre à tenir compte de ces recommandations ou à obtenir un vote exceptionnel contre ces recommandations. Les lois seront ensuite envoyées à l’Exécutif qui pourra signer une loi, ne pas la signer ou la rejeter dans les mêmes délais prévus précédemment. Une loi qui n’est pas signée par l’Exécutif pourra obtenir plein effet si elle est approuvée par un vote exceptionnel à la Chambre Fédérale. Cependant, une loi qui est rejetée par l’Exécutif ne pourra prendre effet qu’en obtenant l’approbation du Conseil Supérieur de la Fédération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;GOUVERNEMENT RÉGIONAL&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le système fédéral de gouvernement, la constitution pourra prévoir que tout ce qui n'est pas interdit par les lois fédérales sera possible à la Région. Dans certains cas, la Région devra soumettre à un vote de la Chambre Fédérale certaines de ses décisions, comme en ce qui a trait à des demandes de crédits ou d’emprunts à l’extérieur. Une Région peut voter ses propres lois en matière civile, criminelle et administrative. Il sera également permis à la Région de contrôler l’éducation, d’établir des réglementations pour les entreprises dans sa juridiction, d’avoir un service de police affecté à la protection civile et au renforcement des lois. Néanmoins, les juges de la juridiction régionale relèveront de la compétence du pouvoir fédéral. Le gouvernement régional sera composé de trois pouvoirs : le Législatif, l’Exécutif et l’Autorité de Supervision Régionale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les membres du Législatif seront des délégués élus par les communes d’une juridiction pour former une Assemblée Régionale Législative. L’Assemblée Régionale Législative votera des lois qui affecteront la juridiction régionale. Mais les lois fédérales auront la préséance sur les lois régionales quand elles sont contradictoires. Les membres des assemblées  régionales seront élus tous les trois ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au  niveau régional, le gouverneur sera le premier responsable de l’Exécutif. Il sera élu pour un mandat de quatre ans et le gouverneur est rééligible à son poste pour deux mandats consécutifs. Il sera assisté dans ses fonctions par un Cabinet d’Intendance. La moitié au moins des membres du Cabinet d’Intendance sera choisie parmi les délégués de l’Assemblée Régionale. Les intendants auront la responsabilité d’un ou de plusieurs départements d’affaires du gouvernement régional. La police sera placée sous la direction d’un brigadier général. Le gouverneur fera appliquer la loi, nommera et révoquera les fonctionnaires de l’administration régionale.  Il aura, de plus, un droit de supervision sur les agences fédérales ou tout autre organisme en activité dans sa juridiction.&lt;br /&gt;L’Autorité de Supervision Régionale sera formée de l’ensemble des maires de la juridiction régionale.  Ils constitueront un conseil qui fonctionnera de façon similaire à l’Autorité de Supervision Fédérale ou bien selon les lois d’une région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE GOUVERNEMENT LOCAL&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existera trois types de pouvoirs au niveau de la commune : le Législatif, l’Exécutif et le Pouvoir de Supervision. L’assemblée communale sera l’instance législative de la commune. Elle pourra voter les lois et règlements de la juridiction communale. Les lois fédérales et régionales auront la préséance sur celles de la commune quand elles leur sont contraires. Les membres de l’assemblée communale seront délégués par les sections communales pour une durée de deux ans. (Dans ce système, moins coûteux, la mairie serait le premier palier du gouvernement local.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le maire serait le responsable du gouvernement local. Il serait élu pour une durée de trois ans et la fonction de maire est rééligible indéfiniment. Le maire fait appliquer la loi, nomme et révoque les fonctionnaires communaux.  Il nomme un commissaire de police comme chef de la police montée de la commune. Il aura également un droit de contrôle sur les agences fédérales en activité dans la juridiction. Le maire est assisté dans ses fonctions par le Cabinet des Assesseurs Communaux. La moitié des membres de ce cabinet sera choisie parmi les membres de l’assemblée communale. La juridiction communale sera divisée en sections communales. Le maire nommera un Contrôleur Général dans chaque section communale. Le contrôleur communal dirigera l’administration de la section qui pourra inclure un bureau de police, un officier de justice, un officier d’état civil, un bureau de l’impôt et du domaine, un bureau de la fédération des coopératives et dans certains cas, des agences régionales et fédérales. Chaque section communale élira deux comités : un comité d’adultes et un comité de jeunes. Les deux comités constitueront l’Assemblée de Supervision de la section communale. Cette assemblée aura pour rôle principal de délibérer avec le contrôleur général, une fois par semaine au moins, sur tout ce qui concerne la Section. L’Assemblée aura également le pouvoir de voter le rappel du contrôleur général par la commune ou de n’importe quel membre de l’administration de la Section. Une décision de l’Assemblée de Supervision de la Section ne pourra être révoquée que par référendum des membres de la Section.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE PROCESSUS ELECTORAL&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous devons nous faire l’exigence de moderniser notre système électoral.  Tel qu’il a existé et existe encore, il est sujet à la fraude et aux abus qui expliquent que, jusqu'à présent, nos élections ont toujours été des farces organisées par l’administration en place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pouvons envisager la création d’un Institut Fédéral des Elections (IFE). Cet Institut sera compétent pour toutes les élections et référendums officiels devant se dérouler sur le territoire national. Et, compte tenu du coût de matériel dont il sera équipé, l’IFE pourra louer ses services à d’autres institutions publiques et privées pour des activités d’enquête, d’identification, de recensement etc. L’IFE s’occupera d’enregistrer les citoyens en âge de voter dans chaque juridiction, dans le cahier électoral de la juridiction. Les citoyens haïtiens vivant à l’étranger pourront se faire enregistrer dans les consulats haïtiens, sur un cahier électoral d’une juridiction à l’intérieur du pays. Mais ils auront aussi la possibilité d’élire des représentants de la diaspora au niveau fédéral. Une carte d’identification électorale sera délivrée à tout citoyen inscrit sur une liste électorale  Le citoyen qui se déplacerait d’une juridiction électorale à une autre devrait se faire enregistrer sur le cahier électoral de son nouveau lieu de résidence dans un délai donné avant tout vote. Ceci sera très important pour mettre au point certains mécanismes de surveillance contre la fraude et les abus de toutes sortes. Il y a également la possibilité de remplacer le système de bulletin par un enregistrement presse-bouton, discret, automatisé et rapide, grâce à l’utilisation d’un petit équipement informatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il pourrait exister trois types de candidats à une fonction élective : le candidat à un poste juridique, le candidat qui figure sur la liste d’un parti politique et celui qui est indépendant. Tout candidat devra, avant les élections au poste qu’il ou elle convoite, s’inscrire sur le cahier électoral de l’Office de l’IFE de la juridiction concernée.  L’acte de candidature prendra effet  quand un bureau de l’IFE aura  remis au candidat, dans un délai prévu par la loi, un récépissé de candidature. La loi électorale devra prévoir les qualifications nécessaires à chaque fonction élective et le recours auquel aura droit le candidat, en cas de refus d’enregistrement ou d’un litige quelconque avec l’Institut Fédéral des Elections.  Néanmoins, l’IFE restera l’unique organisme à avoir un droit de pénalisation contre un candidat durant une course électorale en matière politique. Pour assurer de façon raisonnable le droit de la majorité et la représentativité des minorités, il sera exigé des partis politiques, comme des candidats indépendants, qu'ils définissent leurs objectifs politiques. Ainsi, on veut croire que des questions intéressant des minorités seront défendues par des candidats indépendants. Comme, par exemple, les questions ayant trait à la condition féminine, à l’enfance, à l’environnement etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1-LES ELECTIONS LOCALES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les membres de l’assemblée de la Section Communale seront élus pour un mandat d’une année et seront rééligibles indéfiniment au suffrage universel des citoyens de la juridiction. Un candidat à l’Assemblée Communale sera élu par les membres de l’assemblée d’une Section Communale pour un mandat de deux ans. Dans les zones rurales, l’élection du maire se fera en deux étapes. Dans la première, l’assemblée communale fera un vote d’approbation. Il faudra à un candidat à la mairie l’obtention d’un tiers au moins des voix de l’assemblée communale pour accéder à la seconde étape. Dans la seconde étape, les assemblées des sections éliront les candidats à la mairie dont le récipiendaire sera celui qui emportera le plus de Sections Communales. En cas d’ex-æquo l’Assemblée Communale procédera à un vote définitif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les capitales auront un statut juridique différent. La commune dans une capitale sera divisée en zones pour permettre une politique d’ensemble cohérente définie par une municipalité unique, chaque zone élira un contrôleur général et trois assesseurs au suffrage universel. Les assesseurs constitueront l’assemblée communale. Dans les capitales il y aura également une élection à deux étapes. Lors de la première, l’Assemblée Communale procédera au vote d’approbation.  Mais le vote dans la seconde étape se réalisera au suffrage universel. Quant aux juges de la juridiction communale ils seront, dans les deux cas, élus au suffrage universel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2- LES ELECTIONS  RÉGIONALES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les délégués à une assemblée régionale seront au nombre de trois par commune. Ils seront élus par les Assemblées Communales pour un mandat de trois ans. Un délégué régional pourra se maintenir à l’assemblée régionale en obtenant un vote de prolongation de mandat de son Assemblée Communale originelle, une année au moins avant le terme du mandat en cours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les candidats au poste de gouverneur d’une juridiction régionale passeront d’abord par un vote d’approbation de l’Assemblée Régionale. Ensuite, ceux qui auront reçu un minimum de 33% des voix de l’Assemblée Régionale pourront concourir devant les Assemblées des Sections. Il reviendra à l’Assemblée Régionale de faire le vote définitif.  Un gouverneur sera élu pour quatre ans et est rééligible pour deux mandats successifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les juges des tribunaux seront élus par l’Assemblée Régionale sur proposition de l’Exécutif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3- LES ELECTIONS  NATIONALES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chambre législative de la Fédération Haïtienne sera constituée de députés fédéraux dont le nombre ne pourra jamais excéder cent. Afin de prendre en compte le fait que 20% de la population haïtienne vit à l’étranger, l’élection des députés se fera principalement sur un critère démographique (à l’encontre du système d’aujourd’hui qui est géographique). Pour ce faire, l’IFE divisera par cent le nombre de citoyens inscrits sur les cahiers d’enregistrement électoral. Le quotient obtenu représentera le quota minimum de voix qu’il faudra à un député pour être élu, pour encourager, ainsi, qu’aucun vote ne soit négligé. Les partis politiques auront à présenter une liste de candidats à la députation. Le nombre de candidats sur la liste d’un parti ne pourra excéder cent. Le nombre de votes obtenus par la liste d’un parti à une élection, divisé par le quota, déterminera combien de fauteuils ce parti recevra à la chambre. Un candidat à la députation ne pourra appartenir à la fois à la liste d’un parti politique et être enregistré comme un candidat indépendant. De même le nombre de candidats indépendants ne pourra pas excéder la centaine et la priorité sera réservée aux premiers inscrits qui se feront tous au siège central de l’IFE à Port-au-Prince. Un parti politique engagé dans les élections nationales devra être enregistré dans cinq juridictions régionales au moins et un candidat indépendant dans au moins trois. Un candidat indépendant qui n’aura pas obtenu suffisamment de votes pour gagner un fauteuil de député pourra obtenir un complément de voix d’un surplus détenu par un parti, mais deviendra du coup un membre de la liste de ce parti politique.  En cas de décès, ou d’autre type d’empêchement dûment reconnu par la loi, il est réservé au parti de présenter à l’IFE le remplacement du député en question. Le nouveau député devra être tiré de la dernière liste électorale du parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les candidats à la présidence devront obtenir le vote d’approbation de la chambre fédérale. Seuls les candidats qui ont obtenu le tiers minimum des voix à cette première élection pourront participer à la course au suffrage universel. De sorte que le nombre des candidats durant les élections présidentielles générales ne sera jamais supérieur à trois. Le président sera donc élu au suffrage universel de tous les citoyens haïtiens qui seront inscrits sur les cahiers électoraux. Dans le cas extrême où aucun candidat n’aura la supériorité des votes sur les deux autres, le Conseil Supérieur de la Fédération procédera à l’élection définitive du président. Le mandat de président de la Nation sera de cinq ans et il ne sera pas rééligible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les juges de la Haute Cour de Justice seront élus à deux niveaux. Tout d’abord, deux candidats seront élus par chaque assemblée régionale. Ensuite, à un second niveau, l’Assemblée fédérale Législative élira un des deux candidats de chaque région  pour faire partie de la Haute Cour de Justice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce système électoral aura l’avantage de combiner les principes démocratiques à la situation du pays où plus de 80% des Haïtiens en âge de voter ne savent pas lire. Il réduira également les coûts (comparés au système actuel) les risques d’erreurs, d’abus et de fraudes si courants dans le système traditionnel. Il visera à prendre en compte le besoin exprimé par la population d’arriver à un système démocratique équilibré où les pouvoirs pourraient se vérifier et se contrôler les uns les autres.  L’un des points les plus importants est que ce système assurera aux citoyens haïtiens qui vivent dans la diaspora les mêmes droits que ceux qui habitent sur le territoire national.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A SUIVRE : RÉFORME DES INSTITUTIONS ADMINISTRATIVES&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3016367606648721537-3666610773962169213?l=pmagloire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pmagloire.blogspot.com/feeds/3666610773962169213/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/ii-les-structures-fdratives.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3016367606648721537/posts/default/3666610773962169213'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3016367606648721537/posts/default/3666610773962169213'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/ii-les-structures-fdratives.html' title='II- LES STRUCTURES FÉDÉRATIVES'/><author><name>Paul G magloire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00320525654322075982</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_SmBXUGV90iU/SUx7ef_uQmI/AAAAAAAAAAU/fFBgfdFHfzg/S220/DSC_7236a.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3016367606648721537.post-3810502601010879562</id><published>2009-01-09T19:11:00.000-08:00</published><updated>2009-01-10T16:59:17.479-08:00</updated><title type='text'>PROSPECTIVES POUR UNE RENAISSANCE HAITIENNE</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Construisons Ensemble un État Démocratique, Moderne et Prospère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Paul G. Magloire&lt;br /&gt;Décembre, 1986&lt;br /&gt;(PAGES RETROUVÉES I)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EN GUISE D’AVANT PROPOS.- (09/09/09)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 29 mars marque un nouvel anniversaire de la Constitution de 1987. Donc, je pense qu’il est approprié de rendre publics des textes que j’avais écrits, en 1986, pour guider ceux qui travaillaient sur la Constitution et ces textes étaient regroupés sous le titre de Prospectives pour une Renaissance Haïtienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je l’avais expliqué dans le texte originel, il s’agissait d’une projection raisonnée des conditions dans lesquelles la société haïtienne pourrait se trouver dans un avenir prévisible si on prenait des mesures correctives appropriées. J’avais sollicité différents acteurs de la société haïtienne, tous secteurs confondus, à se mobiliser pour éviter le pire au pays. Mais, malheureusement, c’était prêché dans le désert. J’avais livré ce texte  au public sans droits d’auteur, car il était en réalité la synthèse de réflexions venant des grands courants qui dominaient la scène politique à l’époque ; auxquelles j’avais ajouté des éléments de l’expérience allemande, américaine, canadienne, française, suisse, hollandaise, israélienne, brésilienne, camerounaise, chilienne, japonaise, suédoise, chinoise et autres, pour formuler une vision de l’avenir du pays et du peuple haïtien. Seulement une infime  partie de cette vision est devenue réalité, après tout ce temps, que grâce à un certain nombre de compatriotes qui ont eu des responsabilités dans le gouvernement. Certains points de ce texte avaient été pris en compte dans la Constitution de 1987, surtout en ce qui concerne la décentralisation. Mais, aujourd’hui encore, si ces principes d’organisation sont mis en œuvre, (il n’est pas encore trop tard) cela pourrait faire avancer le pays sur la voie du progrès et de la modernisation. Ainsi, nous pensons c’est faire œuvre qui vaille en rendant ces textes publics une fois encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une entrevue donnée à l’Agence France Presse, le 5 février 2006, le Président Préval avait déclaré que ce serait une révolution d’enlever certains pouvoirs à l’Exécutif et de les transférer aux collectivités. Il a donc la révolution à portée de main. Il s’agirait de faire ce qui suit avant la fin de cette session parlementaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le but d’assurer une meilleure gestion de l’espace territorial haïtien, afin de travailler au bien-être de toute la population, et pour constituer une nation haïtienne socialement plus juste et permettre aux citoyens vivant au delà de la capitale d’aspirer à l’amélioration de leurs conditions de vie, en faisant tomber les murs des préjugés séculaires qui infériorisent les gens des provinces par rapport à ceux de la capitale, et ainsi faciliter le développement et la modernisation du pays, et assurer l’emploi à des milliers de jeunes et réduire la misère qui accable la grande majorité de la population, les différents départements géographiques du pays devraient être réorganisés en 3 grandes régions qui seront le Grand-Nord, le Grand-Sud et le Grand-Centre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour accomplir les objectifs susdits, dans le meilleur délai, le Parlement convoqué en Assemblée Nationale par l’Exécutif doit être appelé à reconnaître comme un cas de force majeure que la capitale du pays, le siège du gouvernement, soit établi chaque année, alternativement, dans l’une des trois régions pour, de ce fait, servir à dynamiser la modernisation des dites régions et leur valorisation, selon le vœu et les prescrits de la Constitution. Cette décision radicale en faveur de la décentralisation, accompagnée d’activités productrices et créatrices  d’emplois, sera la tâche prioritaire à laquelle devrait s’atteler les autorités pour changer le cours de la situation. Car, on ne pourra pas diminuer la tendance à l’émigration des habitants des provinces vers la capitale ni réduire la misère du peuple sans l’adoption de mesures exceptionnelles visant à diminuer l’écart très large qui existe dans l’échelle des revenus entre les provinces et la capitale; et sans la solution de ces problèmes, on ne peut parvenir à réduire les disparités sociales et régionales ni adopter une quelconque stratégie de développement efficiente et durable. Tout ce qu’on pourra tenter, les petits efforts, ne sera que du saupoudrage, jusqu'à ce qu’il soit trop tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;T A B L E&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;INTRODUCTION&lt;br /&gt;Identification des objectifs à atteindre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POUR LA DEMOCRATIE FEDERATIVE&lt;br /&gt;Les structures fédératives ; le gouvernement fédéral ; le gouvernement régional ; le gouvernement local ; le processus électoral ; les élections  locales ; les élections régionales ; les élections nationales&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;REFORME DES INSTITUTIONS ADMINISTRATIVES&lt;br /&gt;Les institutions fédérales ; du Ministère du Progrès Economique et des Ressources Humaines ; du Ministère de l’Education et de la Culture ; du Ministère de la Santé et de la Population ; du Ministère de la Justice; du Ministère de l’Equipement et de l’Aménagement ; du Ministère de la Production ; du Ministère du Commerce ; du Ministère de l’Intérieur ; du Ministère de la Défense ; du Ministère des Relations Extérieures et Religieuses ; du Ministère de l’Economie et des Finances ; du Plan d'Urgence ; du Ministère de la Présidence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;RESTRUCTURATION DE LA COMMUNAUTE RURALE ET URBAINE&lt;br /&gt;Une nouvelle tranche d’histoire ; cent quatre vingt trois ans après ; le cas de Port-au-Prince ; la région de Fort-Liberté ; la région du Cap-Haïtien, des Gonaïves, de Port-de-Paix ; la région de Hinche, de Mirebalais, de la Croix-des-Bouquets ; la région de St. Marc, de Petit-Gôave, de la Gonâve ; la région de Jacmel, de Miragoâne ; la région de Jérémie, des Cayes ;  Perspective.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;INTRODUCTION&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 7 février 1986 est une date charnière dans l’histoire de l’évolution de notre société. En effet, il est venu, enfin, le temps du changement. Depuis l’Indépendance, les structures du pays ont favorisé les élites au détriment des grandes masses des  populations urbaine et rurale. Les  pouvoirs ont été centralisateurs, arbitraires et répressifs, dans le seul but d’assurer la pérennité de l’ordre établi. De plus, la fonction publique a toujours été utilisée comme source de richesses pour les administrateurs de l’Etat, de sorte que le dernier gouvernement, (de Duvalier-1986) en créant une confusion totale entre l’Etat et le gouvernement, a amené le problème à son point  culminant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est temps de reconnaître que les institutions actuelles ne sont pas en mesure de répondre aux besoins de notre communauté et aux aspirations de notre peuple. Les revendications du peuple ne sont pas superflues; elles sont légitimes, car les indicateurs économiques et sociaux sont éloquents sur l’état du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, il y a une baisse considérable de la production agricole qui porte le pays à dépendre largement de l’importation pour se nourrir. Sans oublier que le pouvoir d’achat pour 80% de la population est descendu à un niveau dramatique. A côté de cela, le niveau d’alphabétisation est désespérant en milieu rural et le taux de croissance de la scolarisation des masses est insignifiant. Il y a également la dégradation alarmante de notre environnement, car la déforestation générale du pays est accélérée de façon tragique pour répondre aux besoins en combustibles et en bois de construction. Finalement, Port-au-Prince, la capitale, est arrivée à un point de concentration démographique tel que nous pouvons prévoir, dans une échéance très proche, l’éclatement de ce qui reste de son armature urbaine et sa transformation en un immense dépotoir à ciel ouvert. Nous sommes au bord de l’abîme ! Il n’y a pas lieu de continuer à plaisanter. Il faut resserrer les rangs, faire un effort d’imagination et de bonne foi pour redéfinir consciencieusement les institutions du pays et leurs objectifs.  Nous devons aller plus loin qu’un simple changement cosmétique et envisager une politique d’ensemble couvrant les secteurs public et privé.  Alors, c’est sans tarder qu’il faut entamer le réaménagement du pays et la restructuration de la communauté urbaine et rurale.  Toute la gestion du pays doit être repensée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pays ne pourra pas survivre, en tant qu’Etat, sans un compromis entre les différentes forces  politiques du pays. Nous savons que les raisons pour se détester et se battre, les uns les autres, sont innombrables; mais, si nous nous donnons la peine de regarder l’état de notre pays, celui de notre peuple, chacun de nous peut trouver une raison pour observer une trêve et travailler ensemble à la Renaissance de la Nation. On n’ira pas à nous prêcher de nous aimer les uns les autres. Cependant, si nous arrivons seulement à nous accepter, nous pouvons arriver à accomplir ensemble les actions bénéfiques dont la patrie a soif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la conjoncture actuelle, (1986) il est évident que tout est prioritaire. Néanmoins, il faut choisir et définir des objectifs précis et mobiliser toute la population haïtienne pour les atteindre. Nous identifions des objectifs prioritaires à plusieurs niveaux:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I - POLITIQUES&lt;br /&gt;A- FINAL :    &lt;br /&gt;Réconcilier les classes sociales du pays et établir une société démocratique avec la participation de la totalité de la population&lt;br /&gt;B- SPÉCIFIQUES :&lt;br /&gt;1- Décentraliser systématiquement le pays et réduire le pouvoir central&lt;br /&gt;2- Mettre en place des structures de protection des droits civils&lt;br /&gt;3- Garantir le respect des droits de la majorité et préserver la représentativité des minorités&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II - ÉCONOMIQUES&lt;br /&gt;A- A COURT TERME :&lt;br /&gt;1- Doter le monde rural d’une capacité de survie en lui remboursant la perte de son  épargne causée par la destruction du cheptel porcin (Revendication des années 80)&lt;br /&gt;2- Multiplier le nombre des emplois et favoriser le plein emploi pour les jeunes des villes et des campagnes&lt;br /&gt;3- Augmenter la production et la centrer sur l’alimentation et la satisfaction du marché local&lt;br /&gt;4- Mobiliser, exploiter et mettre en valeur les ressources nationales&lt;br /&gt;5- Garantir et faciliter la croissance des investissements&lt;br /&gt;6- Encourager le développement de l’artisanat, des coopératives, des micros entreprises et de l’industrie légère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;B- LA GESTION FONCIÈRE :&lt;br /&gt;1- Déplacer le capital des propriétaires terriens non exploitants vers  l’industrie par des dédommagements venant de l’Etat                                                                        &lt;br /&gt;2- Faire des cessions des terres de l’Etat et de celles réquisitionnées des propriétaires non exploitants aux coopératives et aux entreprises d’exploitation agro-industrielle&lt;br /&gt;3- Financer et encadrer les exploitants agricoles&lt;br /&gt;4- Etablir et maintenir le zonage et le cadastre foncier de tout le pays&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C- A LONG TERME :&lt;br /&gt;1- Entretenir et moderniser les infrastructures&lt;br /&gt;2- Electrifier les villes et les villages&lt;br /&gt;3- Elargir la part des services dans la production nationale&lt;br /&gt;4- Créer une participation massive des salariés aux profits des entreprises&lt;br /&gt;5- Stimuler la croissance des revenus afin d’augmenter la richesse nationale&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;III- ÉCOLOGIQUES&lt;br /&gt;A- A COURT TERME :&lt;br /&gt;Arrêter la destruction de nos forêts en offrant des solutions autres à l’utilisation du bois&lt;br /&gt;B-  A LONG TERME :&lt;br /&gt;Retourner à un équilibre écologique et maintenir un excellent rapport d’existence entre l’homme haïtien et son environnement naturel&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; IV- SOCIAL&lt;br /&gt;A- FINAL :&lt;br /&gt;Harmonisation sociale reposant sur l’égalité des chances et le respect  des droits de chacun                                                                                                               &lt;br /&gt;B- SPÉCIFIQUES :&lt;br /&gt;1- Eliminer les barrières sociales et faciliter l’intégration des couches marginales  de la population&lt;br /&gt;2- Augmenter les opportunités et assurer à l’individu le bénéfice de la nourriture, du logis, des soins médicaux, de l’éducation, des loisirs, de la sécurité de sa personne et de ses biens&lt;br /&gt;3- Arriver à une répartition démographique équilibrée, inciter le développement de la société civile, améliorer le niveau de vie et assurer la protection de la famille et de l’enfance&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;V- CULTURELS&lt;br /&gt;A- FINAL&lt;br /&gt;Elévation du niveau spirituel de l’homme haïtien et en résumé que le nouveau fait culturel haïtien apporte à l’humanité une meilleure vision de l’humain&lt;br /&gt;B- SPECIFIQUES&lt;br /&gt;1- Une éducation centrée sur nos besoins et notre réalité de peuple&lt;br /&gt;2- Elimination de l’analphabétisme&lt;br /&gt;3- Officialisation du Créole (Revendication de 1986)&lt;br /&gt;4- Multiplication des centres sportifs et culturels&lt;br /&gt;5- Développement et affirmation de l’art haïtien&lt;br /&gt;6- Protection de la jeunesse et les générations futures des pratiques dégradantes de la drogue, de la prostitution et de la violence&lt;br /&gt;7- Réapprendre à l’homme haïtien à aimer son pays, à reprendre foi en lui-même et en son avenir                                                              &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POUR LA DÉMOCRATIE FÉDÉRATIVE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La population haïtienne attend impatiemment l’établissement d’une société civile, fondée sur le respect des droits et des devoirs. Elle revendique un nouveau contrat social (1986) sur des bases démocratiques. Mais, aucune démocratie ne sera possible si les infrastructures de production et de service ne sont équitablement reparties sur tout le pays.  Elle ne sera pas possible également, si de nouvelles structures ne viennent réduire les criantes inégalités sociales et régionales. On pourra bricoler une façade démocratique sur une charpente constitutionnelle. Mais, de bonne foi, nous savons que cette façade démocratique va durer juste le temps nécessaire au nouveau président de prendre le pouvoir, d’affirmer son régime en éliminant brutalement les opposants et d’établir à nouveau la dictature. C’est le même scénario qui se répète depuis près de deux siècles. Il faut, cette fois, un changement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pays a encore de la sève pour renaître. Mais il devra renaître pour tous les Haïtiens, pas pour un petit nombre à l’exclusion des autres. La détermination que nous allons avoir à construire ce pays est inséparable de l’intime conviction que le pays est le nôtre et que nous y appartenons tous, sans distinction. Il est inacceptable de rêver qu’une partie de la population va continuer à bêcher joyeusement la terre, alors que l’autre continue à se réclamer les seuls maîtres des produits. Non, c’est uniquement rêvé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le début de la centralisation du pays remonte à l’occupation américaine. Ensuite, au fur et à mesure que la pauvreté se répandait, Port-au-Prince réduisait l’autonomie administrative et politique des provinces. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Cette politique avait été adoptée dans le seul but d’exploiter la communauté rurale, de piller les recettes des administrations communales et de gérer les revendications provinciales. Le désastre d’aujourd’hui est, en grande partie, la conséquence directe de cette politique absurde. Les institutions qui ont été mises en place sont des éléments de blocage à l’épanouissement des autres régions du pays. Par exemple, pour les questions en rapport à l’alimentation du pays, les provinces sont obligées d’avoir les yeux tournés vers la capitale pour une solution à quelque problème que ce soit. Alors que Port-au-Prince actuellement regarde au-delà de l’horizon, en espérant que la solution lui viendra de l’étranger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’indépendance du pays devrait commencer depuis la section rurale pour permettre à la collectivité de conduire dignement sa destinée. Une démocratie fédérative pourra assurer aux différentes régions du pays, la souveraineté, le droit, la responsabilité et le pouvoir de trouver des solutions effectives à leurs problèmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La décentralisation sur une base fédérative n’est pas un simple souhait mais une nécessité objective. Dans notre démocratie fédérative, les zones d’influence des autorités politiques pourront être modestes et s’équilibrer les unes et les autres.  De sorte que les chances pour un gouvernement d’aboutir à une dictature seraient très réduites. Un autre élément important de cette structure fédérative est la multiplicité des groupements et des partis politiques qui ont fleuri après le 7 février 1986. Ils ont chacun leur quota de revendications et d'aspirations. Dans le cadre de la fédération, les structures juridiques et politiques seront pensées pour permettre à ces nombreuses entités de s’épanouir. Car de vraies institutions démocratiques sont supposées garantir les droits de la majorité, mais  elles doivent protéger tout autant la représentativité des minorités. La flexibilité et l’esprit de tolérance sont des valeurs importantes à cultiver dans une société démocratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, le fédéralisme, du fait qu’il élargira l’espace politique en créant un nombre élevé de responsabilités dans les autres régions du pays, sera une opportunité pour nos leaders de contribuer au progrès de la collectivité même en dehors de la capitale. Il y a lieu de considérer que cette multiplicité de partis et de groupements est un élément de risques. Car, dans l’état de définition actuelle et centralisée du pouvoir politique, une défaite électorale induira pour un candidat à la présidence, le choix entre l’exil ou la mort. De telles craintes occasionneront une confrontation sauvage des fractions politiques au cours des élections et pourront facilement conduire le pays à une guerre civile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toute façon, même le meilleur président du monde ne pourra garantir la démocratie au pays.  Seules les institutions doivent être pensées pour inciter la population à adopter une attitude plus participative aux affaires de la société. Il sera important que l’engagement politique ne se limite pas à choisir des dirigeants. Chaque citoyen devra acquérir un instinct positif qui le portera  à trouver des solutions aux problèmes de sa cité sur une base civile. Les gens devront avoir la responsabilité et la liberté de compter beaucoup plus sur eux-mêmes que sur l’Etat et les institutions publiques, pour l’amélioration de leur vie et de leur bien-être. Un état d’esprit qu’il faudra inoculer dans le subconscient de chaque individu est que, les dirigeants passent mais la société reste. De ce fait, la solution devra appartenir au citoyen, non à celui qui dirige. La démocratie est un état d’esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démocratie fédérative s’impose à nous. On ne pourra diminuer la tendance à l’émigration des habitants des provinces vers la capitale, si des mesures exceptionnelles ne sont adoptées pour réduire l’écart très large qui existe dans l’échelle des revenus entre les provinces et la capitale.  Les revenus, très faibles en province, expliquent que les individus ne sont pas en mesure de payer pour un grand nombre de besoins. Et, par conséquent, les services sont peu développés ou tout simplement inexistants. Pourtant, avec l’apparition de nouvelles capitales régionales, équipées d’infrastructures adéquates et de services modernes, comparables à ceux de Port-au-Prince, les cadres seront encouragés à se déplacer vers d’autres régions du pays et à s’y installer sur une base permanente. Il faudra arriver à cela si nous voulons sincèrement que les provinces renaissent. Nous devons remarquer que la gestion à distance des provinces à partir de Port-au-Prince s’est jusqu'à présent, en dépit des différentes méthodes adoptées, révélée inefficace et coûteuse. En général, que se passe-t-il dans la réalisation des projets conçus à Port-au-Prince pour les villes de provinces ? Nous le savons : plus de 40% de l’argent prévu pour le projet est dépensé à Port-au-Prince, la capitale, en bureaux climatisés, voitures luxueuses, personnel administratif, frais de déplacement, etc. En résumé, on aboutit à réaliser une médiocre réplique du projet prévu. Cela arrive toujours de manière lamentable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démocratie fédérative va multiplier le nombre d’emplois dans les secteurs  public et privé des autres régions du pays. Les administrations régionales, pour combler les nouveaux postes qui seront créés, vont faire de nombreux recrutements. Ainsi, une stimulation certaine sera fournie à l’économie des provinces. Ensuite, les zones rurales seront plus proches de leurs centres de décision. On peut s’attendre à ce que les capitales régionales deviennent des débouchés importants pour les produits des zones rurales, et à un coût de transport moindre. De même, l’industrie et le commerce de Port-au-Prince seront intéressés à établir des succursales dans les autres points du pays.  Certains se déplaceront vers les régions, pour prendre avantage de l’augmentation du pouvoir d’achat des marchés régionaux. Cependant même les plus téméraires ne pourront le faire, si les provinces sont obligées de continuer à dépendre d’un service administratif concentré à Port-au-Prince.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Actuellement, la capitale ne peut plus prendre en charge de placer plus de quelques centaines de jeunes aptes au travail. Il y a également un nombre important d’Haïtiens vivant à l’extérieur qui brûlent du désir de revenir chez eux. Sans oublier ce contingent de sans-abris et de laissés-pour-compte qui n’ont jamais travaillé de leur vie. Enfin, le flot des gens laissant la campagne pour venir chercher du travail à la capitale va en augmentant. Ce sont tous des Haïtiens avec les mêmes droits que chacun de nous. C’est une obligation et un devoir de penser à tout ce monde. Une organisation fédérale est un moyen sûr de les intégrer à la vie active. Nous devons répondre aux besoins du pays. Il n’y a pas d’autres choix. Les structures politiques et administratives actuelles sont dépassées. L’heure du renouveau a sonné !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A SUIVRE : LES STRUCTURES FÉDÉRATIVES-2&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A SUIVRE : LES STRUCTURES FÉDÉRATIVES-2 &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3016367606648721537-3810502601010879562?l=pmagloire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pmagloire.blogspot.com/feeds/3810502601010879562/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/prospectives-pour-une-renaissance.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3016367606648721537/posts/default/3810502601010879562'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3016367606648721537/posts/default/3810502601010879562'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/prospectives-pour-une-renaissance.html' title='PROSPECTIVES POUR UNE RENAISSANCE HAITIENNE'/><author><name>Paul G magloire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00320525654322075982</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_SmBXUGV90iU/SUx7ef_uQmI/AAAAAAAAAAU/fFBgfdFHfzg/S220/DSC_7236a.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
